Le directeur du Service de police de la Ville de Gatineau, Mario Harel, a débuté sa carrière en 1984.

Le chef Mario Harel tire sa révérence

Après presque 35 ans de service, le directeur du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), Mario Harel, tirera sa révérence le 1er septembre.

Celui qui était à la tête de l’un des cinq plus gros corps policiers au Québec depuis juin 2007 a annoncé mardi aux membres du conseil municipal qu’il prendra sa retraite à l’aube du long week-end de la fête du Travail.

M. Harel avait officiellement prêté serment à l’hiver 2009 après avoir assuré la direction par intérim pendant plus d’un an et demi à la suite du départ de son prédécesseur, John Janusz. La cérémonie, boycottée par le syndicat, avait eu lieu alors que les policiers étaient sans contrat de travail depuis deux ans.

Le directeur du SPVG, qui occupe aussi depuis l’été 2016 les fonctions de président de l’Association canadienne des chefs de police, a gravi les échelons au sein du SPVG depuis le début de sa carrière en 1984. Il a entre autres oeuvré au bureau des enquêtes criminelles ainsi que dans les sections dédiées à la sécurité routière et à la prévention du crime.

Sous la gouverne de Mario Harel, qui a été membre du conseil d’administration de l’Association des directeurs de police du Québec pendant neuf ans, plusieurs projets sont devenus réalité, par exemple la mise sur pied de l’Unité antigang et la création d’une équipe d’enquête spécialisée en violence conjugale. La mise sur pied de l’unité d’intervention de crise (UNIC), en partenariat avec le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais, dont l’objectif est d’intervenir de meilleure façon auprès des personnes en détresse, ainsi que la création d’un projet pilote pour la révision des dossiers d’agressions sexuelles, sont au nombre des autres réalisations à noter.

Le chef Harel s’est aussi impliqué auprès de plusieurs causes sociales, dont Centraide. Il a aussi fondé le déjeuner-bénéfice des policiers et policières du SPVG afin d’amasser des fonds pour un organisme local.

« À l’aube de la modernisation du SPVG et de l’élaboration du nouveau plan stratégique qui établira les objectifs des prochaines années, je juge le moment opportun pour laisser place à la relève et ainsi permettre au prochain directeur de façonner l’avenir du Service de police. Le SPVG est un service de police performant et de nombreux projets novateurs sont en cours », a indiqué le principal intéressé.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a tenu à souligner le travail « exemplaire » réalisé par M. Harel ces dernières années.

« Sous sa direction, le SPVG s’est démarqué par sa capacité exceptionnelle d’innover et son ouverture à adopter de meilleures pratiques, souvent avant-gardistes. Avec son équipe, il a instauré une culture de transparence et d’éthique, et n’a jamais eu peur d’aborder de front des enjeux délicats pour améliorer nos façons de faire. »