Une collision en vol entre deux aéronefs est survenue le 14 juin dernier. L’accident n’a causé que de légères blessures à l’un des deux pilotes.
Une collision en vol entre deux aéronefs est survenue le 14 juin dernier. L’accident n’a causé que de légères blessures à l’un des deux pilotes.

Le BST explique la collision aérienne du 14 juin

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
L’utilisation unique de la technique de pilotage de «vol à vue» est remise en question par le Bureau de la sécurité des transports (BST), qui vient de terminer son enquête sur la collision aérienne survenue près d’Ottawa le 14 juin dernier.

Le principe de vol à vue («VFR» dans le rapport du BST) repose sur la surveillance visuelle active, la capacité de repérer des aéronefs et la prise de mesures appropriées pour les éviter.

Cette technique de pilotage consistant à se fier principalement à la détection visuelle pendant la navigation est légale. Le BST croit cependant que les pilotes impliqués dans la collision du 14 juin auraient pu réduire les risques en utilisant un système anticollision.

«Les technologies d’évitement des collisions continuent de se perfectionner et un certain nombre de dispositifs sont offerts pour les aéronefs de l’aviation générale afin d’améliorer les mesures de protection contre les collisions en vol», lit-on dans le récent rapport d’enquête.

Collision

Le 14 juin à 14h46, deux aéronefs, soit un Champion 7GCB et un Cessna 172M, sont entrés en collision à environ 1500 pieds d’altitude, au-dessus de Buckham’s Bay, au nord-ouest de Dunrobin.

Le Champion a subi des dommages à l’empennage.

Le Champion 7GCB

Le pilote a amorcé un virage en descente vers la gauche, a percuté la surface de l’eau et s’est renversé. Le pilote est sorti de l’aéronef et a été secouru par des plaisanciers qui se trouvaient à proximité. Le pilote a subi des blessures légères.

Le Cessna a subi des dommages à l’hélice, au carénage de roue avant et au capot moteur. Son pilote a vu l’autre aéronef percuter la surface de l’eau. «Il a effectué quelques tours pour confirmer que le pilote du Champion avait été secouru, et a émis un signal de détresse ‘Mayday’, résume le BST. Il est ensuite retourné à l’aérodrome municipal d’Arnprior-South Renfrew.»

Le Cessna 172M

Une hélice du Cessna a heurté le dessus de l’aile droite du Champion. «Les dommages ont fait perdre au pilote la capacité de maîtriser l’aéronef, explique le BST. Il a toutefois pu contrôler l’assiette de l’aéronef en utilisant la puissance du moteur.»

Selon l’enquête, les deux pilotes effectuaient un vol en VFR et n’ont pas aperçu l’autre aéronef avant la collision. Selon le BST, cela est «en partie à cause des limites inhérentes au principe ‘voir et éviter’. Se fier uniquement à la détection visuelle augmente le risque de collision dans un espace aérien non contrôlé».

L’organisme fédéral encourage «fortement» les pilotes à transmettre leurs intentions et à demeurer à l’écoute pendant qu’ils se trouvent dans un espace aérien non contrôlé, conformément aux procédures de communication VFR de Transports Canada, même s’ils ne sont pas tenus de le faire.

Les deux pilotes possédaient les certifications et les qualifications requises.