L'ex-massothérapeute Claude Lefebvre verra son nom apparaître dans le Registre national des délinquants sexuels pour le reste de ses jours.

La prison pour un ex-massothérapeute aux mains baladeuses

Un ex-massothérapeute aux mains plus qu'indiscrètes a reçu une peine de 15 mois de prison pour sept agressions sexuelles survenues sur des clientes en 2013.
Claude Lefebvre, originaire de Kazabazua, a été relégué au cachot jeudi dernier. Il pratiquait à Maniwaki.
Selon son plaidoyer de culpabilité, l'homme de 47 ans massait les parties intimes de ses clientes.
Allant bien plus loin qu'un massage en bonne et due forme, M. Lefebvre a massé le contour des seins ou inséré un doigt dans les parties génitales de ses clientes. C'est à ce moment qu'il indiquait aux femmes allongées sur la table à massage: «Je vais travailler les muscles qui sont coincés.»
L'avocat de la défense, Me Gérard Larocque, a précisé que les dernières plaignantes au dossier se sont rapportées aux autorités après que ce dossier ait eu des échos sur la place publique.
«Certaines se sont posé des questions après que ce soit devenu public, a expliqué Me Larocque. Plusieurs de ces personnes-là, à la suite des traitements, se sont senties mieux physiquement [...], mais c'était carrément inapproprié, a-t-il complété. À tout événement, les touchers étaient non sollicités, donc ils constituent une agression sexuelle.»
Le procureur de la Couronne, Me Denis Trottier, a affirmé que les dernières victimes à s'être rapportées aux autorités «ne savaient même pas qu'elles étaient victimes». «On n'était pas trop certain si on se situait entre la massothérapie ou l'agression, poursuit-il. Pour d'autres, c'était plus clair.»
Radié en octobre 2013
Claude Lefebvre a été radié de l'Association professionnelle des massothérapeutes spécialisés du Québec en octobre 2013.
Le juge Valmont Beaulieu a ordonné que le nom de Claude Lefebvre soit mis sur la liste des délinquants sexuels à vie. Il a aussi interdit à ce dernier de posséder une arme à feu pour les 10 prochaines années. «C'est un bris de confiance, a commenté le magistrat. Les gens ont droit de faire confiance à un professionnel faisant partie d'une telle association.»
Une période de probation d'un an s'ajoute au dossier. Le détenu a collaboré à l'enquête, selon ce qui a été rapporté à la cour.