L'avocat de Cameron Jay Ortis, Ian Carter

La présumée «taupe de la GRC» connaîtra son sort la semaine prochaine

L'employé de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) accusé d'avoir enfreint la loi sur les secrets officiels apprendra la semaine prochaine s'il est remis en liberté en attendant son procès.

Une audience de deux jours s'est terminée vendredi et la décision est attendue mardi.

L'homme de 47 ans, Cameron Jay Ortis, a été arrêté il y a environ un mois.

M. Ortis était directeur général du Centre national de coordination du renseignement de la GRC lors de son arrestation le 12 septembre. Il est accusé d'avoir violé trois articles de la Loi sur la protection de l'information ainsi que deux dispositions du Code criminel, notamment pour abus de confiance.

La Couronne soutient qu'il a tenté de divulguer des informations secrètes à «une entité étrangère ou à un groupe terroriste», sans plus de précisions. L'acte d'accusation énumère sept chefs distincts contre M. Ortis, pour des événements qui remonteraient au 1er janvier 2015 et qui se seraient déroulés jusqu'à son arrestation le 12 septembre.

Contrairement à ce qui se produit souvent dans les affaires criminelles, il revient à M. Ortis de démontrer pourquoi il devrait être remis en liberté en attendant son procès.

La preuve présentée lors de l'audience de remise en liberté fait l'objet d'une ordonnance de non-publication.

La commissaire de la GRC, Brenda Lucki, a admis en septembre que les allégations, si elles sont avérées, étaient «extrêmement perturbantes» puisque M. Ortis avait accès aux renseignements fournis par des alliés nationaux et internationaux.