«Les agents de quartier auront la formation et les outils nécessaires pour aider les quartiers», a déclaré Peter Yuen, responsable du commandement des communautés et des quartiers du corps policier.

La police de quartier de Toronto prend de l’ampleur

TORONTO — Le service de police de Toronto est sur le point d’élargir son programme d’agents de quartier afin de «renforcer la confiance et de réduire le crime», mais les détracteurs du projet affirment qu’il est peu probable que cela se produise.

Le chef adjoint Peter Yuen, le responsable du commandement des communautés et des quartiers du corps policier, a expliqué que l’expansion se déroulera par étapes au cours d’une année et qu’elle plus que doublera le nombre d’agents communautaires dans les rues de la ville.

«Nous voulons des services de police centrés sur la communauté. Nous voulons reprendre la connexion avec les quartiers», a dit M. Yuen.

M. Yuen a déclaré qu’au total, environ 120 officiers seront déployés dans 27 quartiers. La première phase des déploiements a commencé lundi, quand 40 officiers ont été affectés à huit quartiers de la ville.

Il a ajouté que d’autres officiers continueraient d’être déployés dans les autres quartiers de la métropole ontarienne jusqu’en octobre 2019. Selon M. Yuen, cette expansion portera à environ 220 le nombre total d’officiers répartis dans 60 quartiers. Il a dit que les officiers ont une mission de quatre ans, ce qui leur donnera le temps de nouer des liens avec le public.

L’expansion vient renforcer un programme existant en vigueur depuis 2013 et qui compte actuellement 96 agents dans 33 quartiers.

Un rapport présenté vendredi lors d’une réunion du conseil de police de Toronto expliquait que l’objectif du programme était «d’accroître la présence de la police, de résoudre les problèmes de la communauté (...) dans certains quartiers et d’améliorer les relations entre les membres de la communauté et la police».

Le rapport indique que dans le cadre du programme, les agents effectueront des patrouilles régulières dans la communauté et participeront à la «collecte de renseignements». Le rapport indique également que le développement du programme coûtera environ 16 millions $ par an.

M. Yuen a déclaré qu’il continuera à avoir les mêmes objectifs, mais que les officiers seront plus «accessibles» à la communauté.

«Les agents de quartier auront la formation et les outils nécessaires pour aider les quartiers, a-t-il déclaré. Les agents de quartier seront à la disposition du public 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.»

Jusqu’à présent cette année, Toronto a connu 40 fusillades mortelles, comparativement à 29 en 2017, selon les statistiques de la police. Il y a eu également 29 fusillades mortelles en 2016 et 17 en 2015, selon les données.

M. Yuen a déclaré que l’expansion du programme n’était pas une réponse à la recrudescence de la violence armée dans la ville, mais qu’elle viserait les armes à feu et les gangs.

M. Yuen a ajouté que les agents se «mobiliseraient» également auprès des communautés pour identifier les membres du public souffrant de maladie mentale.

«Ils seront en mesure d’identifier ces personnes et d’obtenir l’aide dont elles ont besoin», a-t-il déclaré.

M. Yuen a déclaré que les membres de la communauté des 27 quartiers nouvellement sélectionnés avaient été consultés au cours de l’été au sujet de ce programme et qu’il pensait qu’ils avaient réagi favorablement à cette expansion. Il a ajouté que cela incluait des consultations avec des politiciens locaux, des agences de développement commercial, des églises et d’autres organisations, bien qu’il ait refusé de nommer lesquelles.

Les quartiers où les policiers seront en poste ont été choisis en fonction de statistiques portant sur divers facteurs, notamment l’indice de criminalité, le taux de chômage, le niveau de revenu, l’état familial, le niveau d’éducation et la «peur de la violence», selon le rapport de police.