Le chef par intérim de la police d’Ottawa, Steve Bell, pense que le retour de la police de quartier aura un impact très positif pour la sécurité publique.

La police de quartier de retour à Ottawa

La police de quartier fait un retour à Ottawa avec la mise en œuvre d’un projet pilote qui commencera en octobre.

Les secteurs Vanier/Overbrook, Heron Gate et Carlington/Caldwell ont été choisis par le Service de police d’Ottawa (SPO). Le but de l’exercice pour la police est de collaborer avec les gens afin d’identifier et d’aborder les problèmes dans les communautés, le crime et le désordre social.

La police de quartier avait été abandonnée en 2017 lorsque la direction du SPO de l’époque avait choisi de réaffecter ses membres aux patrouilles régulières.

« La décision d’absoudre l’ancien rôle de la police de quartier a créé un fossé dans les services que nous offrons dans les quartiers. Nous avons écouté et nous continuons d’écouter les résidents, les entrepreneurs, les groupes communautaires, les associations communautaires, les conseillers municipaux et nos pairs. Quiconque doit faire partie de cette conversation, nous les écoutons », a indiqué lundi le policier Ken Bryden, chef du projet, devant la Commission de services policiers d’Ottawa.

Les trois secteurs ont été choisis en fonction de statistiques portant sur les appels de service ainsi que sur les taux de violence, d’infractions contre les biens et les fusillades. Chacun de ses quartiers a connu des taux de criminalité dépassant et parfois doublant le taux global de la ville, a indiqué le SPO.

Chaque équipe de quartier comptera huit agents et un sergent. Une formation particulière au quartier, dont une formation culturelle, sera donnée aux policiers pour les sensibiliser davantage aux réalités du secteur.

Le chef par intérim du SPO, Steve Bell, a indiqué que ce réalignement permettra d’améliorer le travail qui était fait auparavant.

« Ce sera pour la plupart de nouveaux agents qui seront affectés à ces postes. Nous croyons que cela aura un impact très positif aux appels que nous recevrons dans ces quartiers », a-t-il noté.

L’université Carleton mènera une évaluation indépendante du programme de police de quartier, qui contribuera à guider l’évolution du programme.