La police de Gatineau à la chasse aux courses de rue

Après un incident survenu le mois dernier sur le boulevard Saint-René Ouest, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) dénonce la tenue de courses de rue sur son territoire et invite les chauffards à y penser deux fois avant de se lancer dans ce type de compétition.

En soirée le samedi 11 mai dernier, un membre du public a signalé la présence de voitures qui semblaient s’adonner à des épreuves de vitesse sur le boulevard Saint-René Ouest. À l’arrivée des policiers, les véhicules présents se sont rapidement dispersés.

Les individus qui ont pu être interceptés n’ont offert aucune collaboration, selon l’agente-relationniste Renée-Anne St-Amant. Une seule personne a offert des renseignements qui ont permis de découvrir qu’un événement Facebook a été créé pour inviter les gens à prendre part aux courses.

Comme les policiers qui se sont rendus sur les lieux n’ont pas pris de chauffards en flagrant délit et que personne n’a voulu témoigner, aucun constat d’infraction n’a été distribué.

Danger public

Bien que les courses de rue soient un phénomène relativement marginal, l’agente St-Amant soutient que l’incident du 11 mai dernier est suffisant pour justifier une prise de parole du service de police.

«On mène des actions tous les ans pour améliorer notre bilan routier et ce type d’événements ne nous aide pas à le faire, lance Renée-Anne St-Amant. On veut aviser la population des conséquences. Une, c’est suffisant pour nous. On n’en veut pas sur notre territoire.»

Comme au SPVG, des porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), du Service de police d’Ottawa et de la Sécurité publique de la MRC des Collines ont affirmé au Droit que les arrestations ou les constats d’infraction à la suite d’une course de rue sont assez rare dans la région.

«On a notre lot de conducteurs qui font de la vitesse, mais les courses de rue sont assez rares chez nous», soutient Martin Fournel, le porte-parole dans la MRC des Collines.

«Ça arrive à l’occasion, mais c’est très rare», ajoute on homologue de la SQ en Outaouais, Marc Tessier.

L’agente St-Amant souligne qu’un automobiliste intercepté durant une course de rue s’expose à bien plus qu’une amende pour excès de vitesse. Ça peut mener à des accusations criminelles pour conduite dangereuse ou, dans certains cas, de négligence criminelle.

«Lorsqu’un individu participe à des courses de rue, ça fait partie des facteurs aggravants à la cour», explique Renée-Anne St-Amant.