Une grue de chantier s’est transformée en outil de sauvetage pour les édifices en hauteur. L’idée a été testée par les pompiers d’Ottawa sur un chantier de la capitale, mardi.

La grue de chantier comme outil de sauvetage [VIDÉO]

La grue d’un chantier de construction d’Ottawa peut dorénavant se transformer en appareil de sauvetage en hauteur ou en profondeur.

L’idée a été mise à l’épreuve mardi par les pompiers d’Ottawa et les employés de Brigil, propriétaire du chantier du 121, avenue Parkdale, à Ottawa.

Il s’agit d’une nacelle métallique accrochée à une grue, au sol. Au lieu de soulever des matériaux de construction, la grue soulève jusqu’à trois secouristes, ainsi qu’une civière et l’éventuelle victime.

Habituellement, les pompiers et les paramédics doivent emprunter les marches ou l’ascenseur du bâtiment en construction pour porter secours à la personne en détresse. La tâche est longue et ardue lorsqu’il s’agit de monter ou de descendre sur plusieurs mètres avec une victime en état de choc.

Après avoir accroché la nacelle à la grue, mardi, les pompiers ont mis moins d’une minute pour atteindre le 28e étage de l’édifice (environ 350 pieds), où attendait une « victime-cobaye ».

« On coupe ainsi plus de la moitié du temps d’intervention », observe le capitaine par intérim et pompier aux opérations spéciales du Service des incendies d’Ottawa, Daniel Aupry.

Cette idée est venue à l’esprit de travailleurs de la construction à l’été 2018.

« On faisait de l’excavation et une personne s’est blessée dans le trou, se rappelle le chargé de projet de Brigil, Bruce Harper. Il a fallu remonter avec lui. On a constaté que ce n’était pas sécuritaire. Alors, nous avons fait des recherches du côté des États-Unis pour trouver des «paniers» comme celui-ci. Mais c’est très cher. On l’a alors fait faire à Gatineau. »

Le constructeur a fait appel aux services de Soudure Marc Marine. La nacelle rouge, qui est la propriété du constructeur, a été certifiée par les pompiers d’Ottawa.

Dans un monde idéal, croit le capitaine par intérim Aupry, tous les chantiers du genre devraient être équipés d’un tel « panier de secours. »

La simulation de mardi était une première dans la capitale fédérale.