Le Centre de détention d’Ottawa-Carleton
Le Centre de détention d’Ottawa-Carleton

La grève de la faim reprend dans une prison d’Ottawa

Une organisation de défense des droits des prisonniers affirme que les détenus d’une prison d’Ottawa ont recommencé une grève de la faim dans le but de forcer les autorités à améliorer leurs conditions de vie dans l’établissement.

Le Projet d’éducation sur la criminalisation et la punition affirme que la nouvelle grève au Centre de détention d’Ottawa-Carleton constitue une réponse au fait que la direction ne donne pas suite aux promesses faites aux prisonniers à la suite d’une grève de la faim le mois dernier.

La grève de 31 heures qui a débuté le 3 juin a abouti à un accord entre les prisonniers et la direction de l’établissement dans lequel il était convenu qu’ils se verraient offrir des aliments plus sains, des produits d’hygiène et un accès accru à des ouvrages à lire et à la télévision.

Selon l’organisation de défense, les détenus des établissements pour hommes et pour femmes soutiennent que les autorités n’ont pas donné suite à cet accord, ce qui a conduit à la nouvelle grève de la faim.

Le 2 juillet, neuf détenus de la prison provinciale ont expliqué devant un tribunal qu’en raison de la COVID-19 ils étaient soumis à des conditions extrêmes qui violent leurs droits constitutionnels et le droit international.

La requête déposée devant la Cour supérieure accuse les responsables du centre de détention d’avoir mis en place des mesures sanitaires dangereusement laxistes et d’imposer des restrictions oppressives dans le cadre de la lutte contre la pandémie.