Le nouveau procès d’un homme accusé de deux meurtres en lien avec une fusillade au Centre Eaton de Toronto s’est amorcé lundi.

La fusillade du centre Eaton à Toronto en 2012 revient dans l’actualité

TORONTO — Le nouveau procès d’un homme accusé de deux meurtres en lien avec une fusillade au Centre Eaton de Toronto, il y a six ans, s’est amorcé lundi.

Christopher Husbands, aujourd’hui âgé de 29 ans, est accusé d’avoir ouvert le feu sur un groupe de jeunes hommes dans l’aire de restauration rapide du centre commercial le 2 juin 2012 ; deux hommes ont été tués alors que six autres, pris entre les feux croisés, ont été blessés.

L’accusé a plaidé non coupable à deux chefs de meurtre au deuxième degré, cinq chefs de voies de fait graves, un chef de négligence criminelle ayant causé des lésions corporelles, et un chef pour avoir déchargé une arme à feu de façon insouciante.

La procureure de la Couronne Mary Humphrey a rappelé lundi au tribunal qu’Ahmed Hassan, âgé de 24 ans, était mort sur place, alors que Nixon Nirmalendran, âgé de 22 ans, était mort à l’hôpital neuf jours plus tard des suites de ses blessures par balle. Me Humphrey a aussi rappelé que parmi les victimes innocentes blessées lors de cette fusillade, un garçon de 13 ans avait été touché à la tête et une femme enceinte avait été piétinée dans la panique qui a suivi.

Le tribunal a par ailleurs précisé au jury que l’accusé avait déjà subi un procès pour les mêmes crimes, mais on n’a pas rappelé le verdict et les motifs qui expliquent la tenue d’un nouveau procès dans cette affaire.

Me Humphrey a déclaré aux jurés qu’une vidéo montre l’accusé debout près d’un comptoir de sushi pendant que sa petite amie commande des plats. Christopher Husbands crie ensuite à l’endroit de cinq hommes arrivés près de lui, avant de sortir une arme de son sac et de commencer à tirer, a soutenu la procureure.

Me Humphrey a prévenu les jurés que la défense plaidera la non-responsabilité criminelle pour cause d’aliénation mentale. La Couronne, quant à elle, tentera de démontrer qu’il s’agit d’un acte « intentionnel et volontaire ».