En examinant la demande de citoyenneté de Nisreen Ahamed Mohamed Nilam, le gouvernement canadien a décidé de le renvoyer et de lui retirer sa résidence permanente parce qu'il s'était réclamé volontairement de la protection du pays dont il a la nationalité.

La Cour suprême n'entendra pas une cause de retrait de résidence permanente

La Cour suprême du Canada refuse d'entendre la cause d'un réfugié qui s'est vu retirer sa résidence permanente après avoir voyagé dans son pays d'origine.
Nisreen Ahamed Mohamed Nilam a fui le Sri Lanka en 2008 et a obtenu le statut de réfugié au Canada en 2009. Deux ans plus tard, il devenait résident permanent du Canada. En 2011 et en 2013, il est retourné séjourner au Sri Lanka pour plusieurs mois. Durant ces mois, il s'est même servi de son passeport sri-lankais pour voyager dans d'autres pays.
En examinant sa demande de citoyenneté, le gouvernement canadien a décidé de le renvoyer et de lui retirer sa résidence permanente parce qu'il s'était réclamé volontairement de la protection du pays dont il a la nationalité.
Après un premier échec devant les tribunaux, Ottawa a obtenu gain de cause dans ce dossier devant la Cour d'appel fédérale qui a estimé que le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration pouvait suspendre une demande de citoyenneté dans pareilles circonstances.
La Cour suprême ne donne jamais de raisons pour justifier sa décision d'entendre ou non une cause.
L'avocat de M. Nilam, qui réside en Colombie-Britannique, espérait que l'affaire de son client remette en question les lois d'immigration du Canada qui permettent le retrait de la résidence permanente.