Futur aréna Guertin à Gatineau

Judiciarisation du dossier Guertin : les Olympiques veulent s'en mêler

Les Olympiques de Gatineau s'invitent dans l'épineux dossier judiciaire opposant la conseillère sortante Denise Laferrière à la Ville de Gatineau et au groupe Vision Multisports Outaouais (VSMO), retenu pour ériger le nouvel aréna Guertin.
Le Droit a appris que la direction de l'équipe de hockey aura aussi son mot à dire, sur la glace et dans le vestiaire, en ce qui a trait au débat judiciaire entourant la validité de la loi privée dans le dossier du futur aréna Guertin.
L'avocat des Olympiques, Me Louis X. Lavoie, a fait valoir lundi au juge Martin Bédard, de la Cour supérieure, que son client avait un intérêt évident dans cette affaire.
L'équipe de hockey n'était pas mise en cause depuis le dépôt de la requête de la conseillère municipale, en juillet.
Avant lundi, seuls VMSO, la Ville de Gatineau, le Procureur général et Mme Laferrière apparaissaient au dossier.
Peur de la redondance
Selon l'avocat de Denise Laferrière, Me Jean-Carol Boucher, le nouvel intervenant devra avoir « du nouveau à ajouter » et éviter la redondance des arguments de la Ville et de VMSO.
L'affaire doit revenir en cour le 19 décembre prochain.
Le juge Bédard a accordé la demande des Olympiques, qui peuvent dorénavant ajouter leur grain de sel dans les débats judiciaires. Le magistrat a donné son aval à cette requête afin d'éviter au tribunal qu'il lui manque un répondant, à la dernière minute, lorsque l'affaire sera entendue sur le  fond.
« Je préfère courir le risque d'une certaine redondance plutôt que celle d'une absence d'éléments. Dans ce sens-là, il y a un intérêt, a expliqué le juge. On pourra connaître leur position, et je pense que, de toute façon, ce sera au bénéfice (du juge) qui l'entendra, qui pourra décider si cela contribue ou non au débat. Mais au moins, on ne courra pas de chance de se retrouver dans trois mois, six mois ou un an, en l'absence d'un intervenant. »
En juillet dernier, Mme Laferrière et l'avocat Jean-Carol Boucher ont déposé une demande de nullité de la loi privée votée par l'Assemblée nationale pour permettre au projet du futur complexe multiglaces d'aller de l'avant. Me Boucher soutient que la loi privée n'est pas applicable parce que certaines de ses dispositions étaient contenues dans une autre loi (sur l'autonomie des villes) qui n'était toujours pas adoptée au moment du vote.
Cette fin de semaine, le directeur général des Olympiques, Alain Sear, avait confirmé au Droit que son organisation ferait une telle demande.
Avec Jean-François Plante, Le Droit