Les documents de la Cour de la famille à Ottawa détaillant le litige entre Joshua Boyle et Caitlan Coleman au sujet de leurs trois enfants, tous nés en captivité, étaient auparavant visés par une ordonnance de non-publication.

Joshua Boyle et sa femme se disputent la garde de leurs enfants

Des documents judiciaires récemment publiés lèvent le voile sur la bataille entourant la garde des enfants du Canadien et de sa femme américaine qui avaient été enlevés et retenus en otage en Afghanistan pendant cinq ans.

Les documents de la Cour de la famille à Ottawa détaillant le litige entre Joshua Boyle et Caitlan Coleman au sujet de leurs trois enfants, tous nés en captivité, étaient auparavant visés par une ordonnance de non-publication.

Mme Coleman, qui a été kidnappée avec M. Boyle par un groupe lié aux talibans alors que le couple faisait de la randonnée en Afghanistan en 2012, a demandé au tribunal l’autorisation de quitter le Canada et de retourner aux États-Unis avec les enfants. M. Boyle a alors tenté d’empêcher sa femme, qui devrait accoucher d’un quatrième enfant ce mois-ci, de déménager aux États-Unis, et il a demandé que ses parents et ses soeurs aient accès aux enfants.

La juge Tracy Engelking, de la Cour de la famille, a rejeté les demandes de M. Boyle en juillet. Elle a confié la garde exclusive des enfants à Mme Coleman, et lui a permis de les emmener en Pennsylvanie, où vivent ses parents, en attendant l’issue du litige sur la garde.

M. Boyle est actuellement en liberté sous caution dans l’attente d’un procès pour des accusations de voies de fait, agressions sexuelles et séquestration, notamment. Ces crimes auraient été commis après la libération de la famille au Pakistan et son retour au Canada en octobre dernier. L’accusé nie tout acte répréhensible et les accusations n’ont pas encore été étudiées par un tribunal.

L’avocat de M. Boyle, Lawrence Greenspon, a déclaré à La Presse canadienne que son client avait été «dévasté» en apprenant que sa femme avait été autorisée à quitter le pays avec les enfants.

M. Boyle a été libéré sous caution en juin sur la promesse de respecter des conditions strictes, notamment de rester chez ses parents à Smiths Falls, en Ontario, et de porter un bracelet électronique à la cheville pour suivre ses moindres déplacements.

Avant son mariage avec Caitlan Coleman en 2011, il avait été brièvement marié à Zaynab Khadr, la soeur d’Omar Khadr, ce jeune Torontois qui a passé des années dans la prison militaire américaine de Guantanamo Bay, après avoir été capturé en Afghanistan.