Jean-Bernard Rainville aura travaillé pendant près de 40 ans à Radio-Canada et durant environ 8 ans au journal Le Droit.

Jean-Bernard Rainville retrouvé sans vie

Un monument de la télévision, de la radio et de la presse écrite est décédé, la semaine dernière, dans le secteur Hull. Jean-Bernard Rainville n’est plus.

La triste nouvelle a été communiquée, dimanche, par Radio-Canada.

Jean-Bernard Rainville aura travaillé pendant près de 30 ans à Radio-Canada et durant environ 8 ans au journal Le Droit. Ses années de notoriété seront celles des décennies 50, 60 et 70. Radio-Canada lui indique ensuite le chemin de la retraite, lors des compressions budgétaires de 1982. 

Homme aux mille talents, M. Rainville a été animateur-comédien pour une émission de variétés pour enfants (Le club du samedi), animateur d’un jeu-questionnaire (Croquons le verbe), lecteur de nouvelles de sports durant près de 15 ans, chroniqueur sportif dans les pages du Droit (il aura signé des centaines de chroniques), maître de cérémonie et auteur de livres.

Jean-Bernard Rainville était un homme cultivé, avide lecteur et grand collectionneur devant l’Éternel. Il s’opposait avec véhémence à la vulgarité et à la piètre qualité de la langue française dans les médias.

M. Rainville aura aussi connu des problèmes de santé dans sa vie, dont un accident bête qui le fera souffrir durant des années: durant l’animation d’un téléthon, au milieu des années 80, il trébuche sur un câble et se blesse grièvement. Après une hospitalisation de 29 jours et des années de souffrance, on lui remplacera finalement la hanche droite. 

Une enfance superbe

Né à Sainte-Anne-de-Sorel, il y a plus de 80 ans, il passera son enfance à Montréal et vivra une riche carrière dans les médias dans la région d’Ottawa-Gatineau, entre autres. 

Il épouse, tard dans sa vie, Céline L’Écuyer de Pointe-Gatineau. Ils n’auront pas eu d’enfant.

Même s’il regrettait son départ imposé de la société d’État, alors qu’il était quinquagénaire, M. Rainville avouera, lors d’une entrevue au Droit en 1997: « j’ai vécu le filet mignon de la vie », après avoir eu « une enfance superbe » avec des parents qu’il aimait plus que tout et dont il s’occupera jusqu’à leur décès.

M. Rainville était connu de toute une génération de téléspectateurs, auditeurs et lecteurs, et quantité de citoyens l’arrêtaient régulièrement dans la rue pour le saluer. 

Sa prodigieuse carrière professionnelle aura pratiquement commencé au tout début de la télévision canadienne et aura rayonné sur tout l'Ontario francophone et ailleurs au Canada français. 

Radio-Canada annonçait, dimanche, qu’il avait été retrouvé sans vie dans son logement du secteur Hull, la semaine dernière.