Pour la quatrième fois, Jean-Pierre Rhéaume est devenu coupable de conduite d’un véhicule malgré l’interdiction du tribunal.

Il vole la voiture d’une employée de l’Aide juridique

Un Gatinois qui a sa part d’antécédents judiciaires diurnes et nocturnes est de retour derrière les barreaux. La dernière frasque du principal intéressé de 44 ans, a consisté à voler, en plein jour les clés d’une employée d’un bureau de l’Aide juridique pour s’emparer de sa voiture.

Pour la quatrième fois, Jean-Pierre Rhéaume est devenu coupable de conduite d’un véhicule malgré l’interdiction du tribunal.

Le juge l’a récemment condamné à purger une peine de près de 15 mois de détention pour vol, fraude par carte de crédit, non-respect d’engagement et conduite sous interdiction du tribunal.

Celui qui était déjà bien connu des policiers de la région s’est lancé dans une autre période d’activité criminelle intense de trois mois.

Sous l’impulsion de sa toxicomanie, et envahi par son désir de consommer du crack et du fentanyl, Jean-Pierre Rhéaume s’est rendu dans un bureau d’Aide juridique de Gatineau. Ce n’était pas pour y recevoir de l’aide d’un avocat, mais bien pour s’emparer des clés d’une voiture.

À la suite du vol, les policiers l’ont activement recherché, et trouvé.

Les agents ont cogné dans la vitre du véhicule pour interpeller le suspect. Avant d’ouvrir sa portière et se laisser passer les menottes, M. Rhéaume a respiré une dernière bouffée de drogue, devant les yeux des agents en devoir.

« Ce n’est pas un crime sympathique, à première vue », a commenté le juge Richard Laflamme, de la Cour du Québec.

De son côté, la Couronne a présenté les antécédents du suspect, en précisant qu’il y en avait tant qu’il avait fallu séparer le tout en une pile « pour les antécédents de nuit » et une pile « pour les antécédents de jour ».

« Je pense qu’on devrait avoir des antécédents ‘tout court’ », a commenté le juge Laflamme.

L’avocat de la défense, Me Jacques Belley, a tenté d’obtenir une peine réduite afin de permettre à son client d’aller en thérapie pour toxicomanes. « Je ne vous plaiderai pas que c’est un ange, a dit l’avocat de longue date. Mais c’est un gros, très gros problème qui doit être réglé. C’est à la source de plusieurs délits qui lui sont reprochés. »

M. Rhéaume a dit avoir perdu un ami et un frère à cause du fentanyl. Il a dit vouloir se sortir de cet enfer.

Le juge a retenu la sentence proposée par le ministère public, en se fiant aux très lourds antécédents judiciaires du prévenu.

La peine comprend une interdiction de conduire pour trois ans.