Une salle d’audience au palais de justice a été le lieu d’une conversation «houleuse».

Il menace de s’en prendre à la femme d’un policier

Déjà en eaux troubles, un résident du Pontiac se retrouve dans un tourbillon judiciaire pour avoir prononcé des propos déplacés au sujet de la femme d’un policier.

Loin d’être l’idée du siècle, cette diatribe à connotation sexuelle a de surcroît été lancée dans une salle d’audience du tribunal, où le décorum est primordial.

Pour en rajouter, le même homme a traité de « cave » le procureur de la Couronne au dossier, Me Simon Pelletier, pendant l’audience.

Daniel Houle s’est excusé, jeudi, pour ces propos tenus deux jours plus tôt au palais de justice de Campbell’s Bay.

En détention préventive, mardi, l’homme de 47 ans subissait son enquête sur remise en liberté pour une affaire d’introduction par effraction, de menaces de mort, de voies de fait armé et de vol qualifié à Shawville.

Dans le box des accusés du palais de justice de Campbell’s Bay, le prévenu a soutenu du regard un policier de la Sûreté du Québec (SQ) présent dans la salle d’audience.

C’est alors que les paroles disgracieuses ont surgi. « F... you », aurait d’abord lancé le prévenu au policier. « Os... de crosseur ! Je vais fourrer ta femme ! »

Un autre policier témoin de cette affaire avait d’abord cru à une conversation amicale entre les deux personnes qui semblaient bien se connaître.

Il semble que M. Houle souriait allègrement. Le même témoin a changé d’opinion lorsqu’il a entendu certains mots désobligeants. Il a alors compris que le grand sourire était sarcastique.

Le prévenu a laissé échapper une autre insulte verbale pendant que le procureur de la Couronne énumérait ses antécédents judiciaires.

Excuses et détention

C’est dans ce contexte que M. Houle a demandé à retrouver sa liberté provisoire, jeudi.

Après avoir formulé ses excuses, il a expliqué à la juge Anouk Desaulniers qu’il n’avait pas accès à ses médicaments pour traiter son diabète derrière les barreaux. « Les crises de diabète. Ça provoque des sautes d’humeur. »

La magistrate a refusé la remise en liberté de l’individu. En plus de répondre aux premières accusations, il doit aujourd’hui se défendre de chefs de menaces et d’intimidation envers une personne liée au système judiciaire.

« S’il ne respecte pas le décorum (d’un palais de justice), alors comment va-t-il se comporter au quotidien ? », a posé la magistrate.