Aucune accusation ne sera déposée contre les policiers qui ont abattu un homme en crise, le 28 décembre 2017, à Danford Lake, dans le Pontiac.

Homme abattu à Danford Lake: pas d’accusation contre les policiers

Aucune accusation ne sera déposée contre les policiers qui ont abattu un homme en crise, le 28 décembre 2017, à Danford Lake, dans le Pontiac.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a confirmé, mardi, que les agents de la Sûreté du Québec n’avaient rien à se reprocher.

Le DPCP s’est fié au rapport du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) pour en décider ainsi.

« Le procureur qui a participé à l’analyse du dossier a rencontré et informé les proches de la personne décédée des motifs de la décision », a indiqué le bureau du DPCP.

Dennis Beaudoin, 36 ans, a été tué par les policiers alors qu’il menaçait de s’en prendre à eux avec un arc, et une barre de métal normalement utilisée par les sportifs pour soulever des poids.

Un appel a été fait au 9-1-1 le soir du 28 décembre, à Wakefield, au nord de Gatineau.

Un proche de M. Beaudoin a alerté les autorités que l’homme était fortement intoxiqué par l’alcool et qu’il menaçait de tuer ses parents.

« L’homme appelle à son tour au 911, quelques minutes plus tard et demande aux policiers de le rejoindre à un endroit déterminé dans les vingt prochaines minutes, à défaut de quoi il passerait à l’acte », précise le DPCP, dans son résumé des faits.

Deux policiers de la Sûreté du Québec (SQ) se sont rendus sur les lieux du rendez-vous, à Danford Lake. L’homme en crise était armé d’un arc et de flèches. Les agents lui ont répété de laisser tomber son arme.

Dennis Beaudoin a tiré une flèche dans leur direction.

Les agents sont retournés dans la voiture et se sont approchés à un mètre de l’homme intoxiqué, qui finalement déposé son arc au sol.

Cependant, le suspect a pris une barre de métal et, dans l’autre main, un poids de 2,5 livres.

Après des demandes répétées de tout laisser tomber, les policiers ont tenté d’utiliser du poivre de Cayenne pour maîtriser l’individu récalcitrant.

Dennis Beaudoin s’est précipité sur les policiers en levant sa barre de métal, dans un élan pour frapper un des policiers.

« À ce moment, déclare le DPCP, l’autre agent sur les lieux fait feu en direction de l’homme à trois reprises. »

Le décès de M. Beaudoin a été constaté à l’hôpital.

« Dans ce dossier, dit le DPCP l’intervention était légale. Les policiers devaient intervenir pour désarmer l’homme. Considérant le danger imminent auquel ils faisaient face, les armes utilisées par l’individu et son défaut d’obtempérer à de nombreuses reprises, les policiers avaient des motifs raisonnables d’estimer que la force appliquée à l’endroit de l’homme était nécessaire pour leur protection contre des lésions corporelles graves ou la mort. »