Martine Soucy est accusée de l’homicide involontaire de son bébé de six mois.

Homicide involontaire de son bébé: l’affaire prise en délibéré

Une mère accusée de l’homicide involontaire de son bébé de six mois, en novembre 2014 à Gatineau, avait-elle «l’opportunité exclusive» de commettre le crime ? En d’autres mots, la jeune femme de 25 ans, Martine Soucie, était-elle la seule à avoir accès à la petite victime pour lui infliger de telles blessures ou était-ce, peut-être, une autre personne ?

C’est, en résumé, la thèse soutenue par son avocat, Me Gérard Larocque, lors des plaidoiries présentées mercredi à la juge Anouk Desaulniers, de la Cour du Québec.

Tout au long du procès, la défense a émis la possibilité que d’autres membres de la famille aient pu blesser mortellement la petite Miliange. Me Larocque a insinué que la mère de l’accusée avait déjà posé des gestes brusques contre d’autres enfants.

La grand-mère de Miliange n’est toutefois pas accusée dans cette affaire.

La Couronne a cependant rappelé que cette version ne tenait pas la route, puisque la mère devait savoir que l’enfant souffrait de graves blessures.

«La Couronne n’a pas de preuve directe», a plaidé Me Larcoque.

Miliange est décédée d’une embolie pulmonaire, résultant d’une fracture du fémur droit. L’os cassé, a indiqué un expert, a perforé les cellules graisseuses, provoquant une hémorragie.

La juge a proposé que la preuve de la Couronne pouvait être considérée comme en étant une de faits similaires, puisque l’enfant avait subi d’autres fractures à d’autres périodes de sa vie, selon l’autopsie.

Me Larocque a rappelé que la grand-mère avait déjà gardé l’enfant, et que l’opportunité exclusive ne pouvait être prise en considération.

La juge Desaulniers a pris l’affaire en délibéré. Son verdict sera rendu au printemps.

Selon l’acte d’accusation, la jeune victime a subi des sévices entre le 18 mai 2014, jour de sa naissance, et le 15 novembre 2014, veille de son décès. 

La police de Gatineau croit que l’auteur de ces sévices est bien Mme Soucie, la mère de l’enfant.