Le Service de police de la Ville de Gatineau rapporte une importante hausse des plaintes pour sextorsion sur son territoire depuis le début du mois d’avril.
Le Service de police de la Ville de Gatineau rapporte une importante hausse des plaintes pour sextorsion sur son territoire depuis le début du mois d’avril.

Hausse du nombre de plaintes pour sextorsion à Gatineau

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) rapporte une importante hausse des plaintes pour sextorsion sur son territoire depuis le début du mois d’avril.

Le terme sextorsion désigne « les tentatives d’extorsion ou de chantage liées à l’utilisation d’images ou de vidéos à caractère sexuel souvent prises à l’insu de la victime », indique le SPVG.

Le modus operandi est souvent le même. La victime reçoit une invitation à clavarder sur des réseaux sociaux ou des sites de rencontres. La conversation se transporte ensuite vers une plateforme permettant l’utilisation d’une webcaméra. Le SPVG rapporte que la plateforme Hangouts est la plus utilisée pour ce genre de crime.

« La séduction se poursuit amenant éventuellement les personnes à se montrer nues et à poser des actes sexuels. Les victimes croient alors interagir avec une personne réelle alors qu’il s’agit en fait d’une vidéo jouée devant une webcaméra », prévient le SPVG.

Ces gestes sexuels sont enregistrés par le cyberprédateur qui s’en sert ensuite pour demander de l’argent à la victime. Les sommes sont versées en monnaie virtuelle, ce qui rend les transactions difficiles à retracer par les autorités. Ces cyberprédateurs se trouvent souvent à l’étranger.


« Il est possible que les mesures de confinement entourant la COVID-19 aient joué un rôle indirect dans la hausse du nombre de dossiers. »
Service de police de la Ville de Gatineau

Les autorités policières gatinoises croient que la pandémie de coronavirus pourrait être un des facteurs responsables de cette hausse marquée depuis le printemps.

« Il est possible que les mesures de confinement entourant la COVID-19 aient joué un rôle indirect dans la hausse du nombre de dossiers puisque, les gens étant confinés, ils passent plus de temps sur les réseaux sociaux et sont donc plus à risque. De plus, cela amène les personnes célibataires à se tourner davantage vers les sites de rencontre et les rencontres virtuelles », explique le SPVG.

Le SPVG rappelle à la population d’être vigilante et de rapporter aux forces policières tout incident suspect qui pourrait s’apparenter à de la sextorsion.