Guillaume Carle aurait été victime dune violente agression et de menaces de mort le matin du Nouvel An 2019.

Guillaume Carle croise ses présumés agresseurs par hasard au palais de justice

Une pure coïncidence, vendredi, a réuni sur un même étage du palais de justice de Gatineau le grand chef autoproclamé de la Confédération des peuples autochtones du Canada (CPAC), Guillaume Carle, et les deux hommes qui sont accusés de lui avoir donné une sévère raclée il y a un an.

D’un côté, M. Carle s’adressait à une juge de la Cour supérieure dans le cadre d’une poursuite de 930 millions $ contre de nombreux médias et organismes, dont Le Droit.

De l’autre, deux hommes accusés de l’avoir sévèrement battu le 1er janvier 2019 étaient de passage dans une autre salle, devant un juge de la Cour du Québec.

La présence des deux clans dans l’édifice Jos-Montferrand a tenu les constables spéciaux en haleine. Les forces de l’ordre ont pu éviter tout débordement et tentative de règlement de compte dans l’enceinte du palais de justice. Les constables ont vite rappelé aux protecteurs privés de M. Carle qui avait l’autorité légale dans le palais de justice.

M. Carle était flanqué de deux gardes du corps équipés de gilets pare-balles. Ces gardes du corps sont bien connus dans le système judiciaire. Ronald Jr Brazeau et Tanner Marcotte comptent de lourds antécédents judiciaires avec violence. Des dizaines de supporteurs de M. Carle, aussi inscrits dans la poursuite de plusieurs millions $, ont rempli deux salles d’audience pour entendre leur cause.

Agression

À quelques mètres de là, Pierre et Samuel Éthier participaient aux procédures dans lesquelles ils sont accusés de nombreux chefs, dont ceux de voies de fait causant des lésions à Guillaume Carle et à une autre victime.

Selon la plainte, les deux victimes circulaient en véhicule, lorsqu’ils ont été interpellés sur le bord de la route, à Gatineau, le 1er janvier 2019.

Cette affaire, qui se situerait entre la rage au volant et le règlement de compte, est nébuleuse. Des menaces de mort auraient aussi été proférées à l’endroit des deux victimes alléguées. Les versions sont contradictoires dans cette affaire. La défense pourrait avancer la thèse de la légitime défense.

À moins d’un revirement, l’éventuel procès devrait durer trois jours.

Parallèlement à tous ces dédales judiciaires, Guillaume Carle est aussi accusé d’agression sexuelle sur une personne mineure. Selon la Couronne, les faits remontent à la fin des années 1980, dans le secteur Aylmer. La police de Gatineau a déposé l’accusation en septembre dernier.

Poursuite

Dans sa poursuite civile en diffamation, M. Carle exige 930 millions $ au Droit, CBC Radio-Canada, La Presse, TVA, la nation huronne-wendate, le conseil de bande Kitigan Zibi Anishinabeg, la Police Kitigan Zibi Anishinabeg, les Peacekeepers de Kahnawake, et la radio FM 93 Québec.

Il reproche entre autres la diffusion d’informations voulant que la Gendarmerie royale du Canada, la Sûreté du Québec et l’Agence du revenu du Canada mènent des enquêtes sur l’utilisation de cartes émises par la CPAC pour obtenir des exemptions de taxes illégales.