Matthew Raymond fait face à quatre chefs de meurtre prémédité relativement à la mort des agents de police Sara Burns et Robb Costello, et des civils Donnie Robichaud et Bobbie Lee Wright.

Fusillade à Fredericton : le dossier de l’accusé une fois de plus reporté

FREDERICTON — L’homme de Fredericton accusé d’avoir tué quatre personnes dans une fusillade en août est retourné en cour, vendredi, mais son dossier a été une fois de plus reporté étant donné que son évaluation psychiatrique prend plus de temps que prévu.

L’évaluation de 60 jours avait été ordonnée pour déterminer si Matthew Raymond peut être déclaré criminellement responsable des crimes desquels il est accusé.

En raison des retards, M. Raymond doit revenir en cour dans 30 jours. Le dossier a été ajourné jusqu’au 8 mars.

Matthew Raymond fait face à quatre chefs de meurtre prémédité relativement à la mort des agents de police Sara Burns et Robb Costello, et des civils Donnie Robichaud et Bobbie Lee Wright.

L’homme, qui est à la fin de la quarantaine, avait d’abord été jugé apte à subir un procès après une courte évaluation. Les détails de l’argumentaire pour réclamer les évaluations font toutefois l’objet d’une ordonnance de non-publication.

Il est accusé d’avoir utilisé une arme d’épaule pour tirer depuis la fenêtre de son appartement, tuant deux civils et deux policiers qui leur étaient venus en aide.

M. Raymond a déjà dit à un juge qu’il y avait des preuves qui lui permettraient d’être «exonéré» immédiatement en raison d’une folie passagère.

L’avocat de la défense, Gilles Lemieux, a déclaré qu’il n’était pas inhabituel de réclamer plus de temps pour compléter des évaluations psychiatriques.

«L’évaluation qui avait été ordonnée par la cour était incomplète et le tribunal a ordonné un autre prolongement pour que le médecin complète l’évaluation», a-t-il expliqué.

«Celle-ci concerne son état mental au moment de l’infraction, à savoir s’il était responsable ou non de ses gestes.»

Nicole O’Byrne, une professeur de droit à l’Université du Nouveau-Brunswick, a affirmé que dans certaines circonstances, des gens pouvaient être déclarés non criminellement responsables parce qu’il manque l’élément de l’intention dans l’infraction, relativement à un trouble mental.

«Un trouble mental tel que défini juridiquement indique que la personne n’avait pas la capacité de faire un choix au moment pertinent, de choisir le mauvais geste et de l’avoir planifié», a-t-elle soutenu.

Peu importe le résultat de M. Raymond, ce sera au juge de décider si l’accusé est criminellement responsable, a conclu Mme O’Byrne.

L’accusé n’a pas enregistré un plaidoyer.