La formation offerte aux employés de l'hôpital Pierre-Janet visera à «développer chez l'intervenant [...] des habiletés et des modes d'intervention pour assurer sa sécurité et celle des autres en situation d'agressivité.»

Formation et plan d'action à venir à Pierre-Janet

Une formation sur les méthodes d'intervention à utiliser avec un patient agressif sera offerte dès la mi-janvier aux employés du Centre hospitalier Pierre-Janet (CHPJ) qui ne l'ont pas encore reçue.
Une rencontre a eu lieu lundi entre le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) et les syndicats représentant les employés du CHPJ, en lien l'agression commise à l'endroit d'une préposée par un détenu ayant pris la poudre d'escampette.
Il a été convenu que les employés oeuvrant en santé mentale suivront prochainement une formation baptisée Oméga, qui vise à « développer chez l'intervenant [...] des habiletés et des modes d'intervention pour assurer sa sécurité et celle des autres en situation d'agressivité ». Elle sera d'abord offerte à ceux qui ne l'ont pas encore suivie, puis « une mise à niveau » sera faite pour ceux qui y ont déjà assisté, a fait savoir le directeur de la direction santé mentale et dépendances du CISSSO, Alain Godmaire.
Pas de risque zéro
Tant M. Godmaire que la présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de la santé de Gatineau (STTSG-CSN), Josée McMillan, reconnaissent que cette formation n'aurait pas changé grand-chose au sort qui a été réservé à l'employée qui se trouvait avec le détenu David Harvey au moment de son évasion.
« La formation va servir pour les interventions psychologiques et physiques non abusives, [...] mais il n'y a pas de solution magique pour quand un détenu rentre au CHPJ », note Mme McMillan.
La question du nombre d'employés devant se trouver auprès d'un détenu hospitalisé a aussi été abordée avec l'employeur, a fait savoir Mme McMillan. Le sujet devrait ainsi faire l'objet de discussions au sein d'un comité de travail qui vient d'être formé.
Le syndicat ignore toutefois s'il pourra siéger sur ce comité. Du côté du CISSSO, M. Godmaire assure qu'il y aura des employés au sein du comité, mais il n'a pas encore été déterminé s'il s'agira de représentants syndicaux ou non.
Un plan d'action doit par ailleurs être déposé prochainement au comité de vigilance du CISSSO dans ce dossier, a indiqué M. Godmaire. Déjà, un changement des appareils de communication en cas d'urgence est prévu pour les employés, puisque le système actuel subit parfois des pannes.
« Tant qu'on ne verra pas un plan d'action concret et appliqué, je pense qu'on va vivre encore de l'insécurité », estime Mme McMillan.