Le Service de police de la Ville de Gatineau a tenu un exercice de confinement barricadé, jeudi.

Exercice de confinement barricadé dans une école de Gatineau [VIDÉO]

Sauriez-vous garder votre calme et quel comportement adopter en cas de menace active si vous vous trouvez dans un lieu public comme un centre commercial, un hôpital, un bureau ou encore une école ?

En marge de la Semaine de la prévention de la criminalité, le Service de police de Gatineau (SPVG) a invité les médias jeudi à assister à une pratique de confinement barricadé à l’école primaire Le Petit-Prince. L’objectif : s’assurer que la population saisit l’importance d’être bien préparé à ce type d’événement qui, bien qu’extrêmement rare, peut survenir n’importe où et à tout moment.

Preuve que le milieu scolaire est de plus en plus sensibilisé à cette réalité, l’exercice s’est déroulé au quart de tour dans l’établissement qui compte 500 élèves.

D’abord, le message à l’interphone pour annoncer qu’un «code blanc» était déclenché, vers 8h45. S’ensuivit le bruit de quelques chaises et pupitres sur le plancher. Puis, en l’espace de quelques secondes, le silence total régnait. On aurait pu entendre une mouche voler dans les couloirs de l’école qui en temps normal bourdonne d’activités.

Enseignants et élèves s’étaient barricadés dans les locaux, en prenant soin, entre autres, de fermer et verrouiller la porte, d’obstruer les vitres, d’éteindre les lumières et de placer un obstacle devant la porte, par exemple un meuble.

Alors que les écoliers et le personnel étaient accroupis dans un espace restreint loin des portes et fenêtres, les policiers font une tournée des lieux et s’assurent que chaque porte est bien verrouillée et que la procédure a été suivie à la lettre. Puis, une fois l’exercice terminé, les agents cognent à chacune des portes en s’identifiant clairement par leur nom et leur titre puis pénètrent dans les locaux, signe que la menace en question est écartée.

Alors que les écoliers et le personnel étaient accroupis dans un espace restreint loin des portes et fenêtres, les policiers font une tournée des lieux et s’assurent que chaque porte est bien verrouillée et que la procédure a été suivie à la lettre.

En l’espace d’une vingtaine de minutes, la journée pouvait reprendre son cours.

À la suite d’une telle pratique, les autorités font le bilan de leurs observations et effectuent une rétroaction avec les gens impliqués afin de noter les améliorations à apporter et de répondre aux interrogations.

L’agente relationniste du SPVG, Andrée East, rappelle que la même procédure s’applique «peu importe l’endroit où l’on se trouve».

«Ce qu’on veut, c’est de tenter de sauver des vies et de gagner du temps, donc on va mettre des obstacles entre nous et la menace. Ça permet aux policiers de faire une meilleure intervention une fois arrivés sur les lieux. […] Nous ne sommes pas là pour prendre les gens en défaut, on est là pour les outiller, c’est une occasion d’apprentissage», dit-elle.

Indiquant qu’on «ne peut nier l’évidence et que c’est malheureusement une réalité qui peut se produire dans notre société», l’agente East spécifie que les autorités adaptent leur discours en fonction de l’âge.

«Pour un élève de sixième année ou du secondaire, il est à même de connaître l’actualité, alors il est plus porté à poser des questions ou à inclure un tireur actif dans ses scénarios possibles. Dans le cas d’un enfant (plus jeune), c’est moins tangible comme situation, on va parler d’un étranger, d’une personne suspecte. On va utiliser des mots qui suscitent chez lui de la crainte», affirme-t-elle.

Rappelons qu’en avril 2011, un individu lourdement armé avait fait irruption dans l’école primaire St-Laurent, dans le secteur Buckingham. Il avait rapidement été arrêté et personne n’avait été blessé.

Bon an mal an, le SPVG participe à 25 exercices de ce type dans les établissements scolaires.

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