Roger Ghazal a comparu jeudi au palais de justice de Gatineau.

Examen psychiatrique pour un accusé

Un homme accusé d’avoir braqué une imitation d’arme à feu contre un policier de Gatineau, qu’il aurait aussi tenté de désarmer, subira un examen psychiatrique afin de déterminer s’il est criminellement responsable des actes qui lui sont reprochés.

Les événements allégués seraient survenus le 11 février dans un commerce du boulevard Gréber.

Le suspect dans cette affaire, Roger Ghazal, aurait menacé de s’enlever la vie en exhibant sa fausse arme et aurait demandé aux policiers de ne pas l’approcher. Il y aurait eu altercation avec la police. 

Ghazal a comparu jeudi au palais de justice de Gatineau. Il est inculpé d’usage d’une fausse arme à feu lors de la perpétration d’une infraction, de voies de fait contre un agent de la paix et de harcèlement criminel. 

Son avocat, Me Jacques Belley, a prévenu le tribunal que son client a des idées suicidaires. L’accusé souffrirait de schizophrénie. Devant le juge Valmont Beaulieu, il a indiqué qu’il doit prendre plusieurs médicaments, mais qu’il ne respecte pas sa médication. Le prévenu a d’ailleurs indiqué qu’il n’en revenait pas de se retrouver en cour.

« C’est comme dans un cartoon », a-t-il laissé tomber.

L’acte de dénonciation précise que l’accusé « a sciemment proféré une menace de causer la mort ou des lésions corporelles » au policier, qu’il a pris ou tenté de prendre l’arme du policier et qu’il s’est livré à des voies de fait sur l’agent alors qu’il menaçait d’utiliser une arme ou une imitation d’arme.

« Le geste que j’ai fait, ce n’est pas normal », a concédé le Gatinois de 35 ans, qui n’aurait pas pris ses médicaments le jour des événements allégués.

M. Ghazal revient devant le tribunal le 16 avril. D’ici là, il demeure en détention.