Le moteur de la rétrocaveuse était en marche et les clés étaient dans le démarreur lorsque les forces de l'ordre sont intervenues sur le chemin River.

Enlisé avec sa rétrocaveuse

Arrêté ivre et enlisé au volant d'une rétrocaveuse dans un fossé de L'Ange-Gardien, en juin 2016, Richard Chrétien a plaidé coupable à une accusation de conduite avec les capacités affaiblies par l'alcool, la semaine dernière, au palais de justice de Gatineau.
Le résident de Sarsfield, en Ontario, a reconnu les faits qui lui étaient alors reprochés par le procureur de la Couronne, Ghislain Gallant.
L'homme de 42 ans a confirmé qu'il était en état d'ébriété très avancé dans la nuit du 28 au 29 juin 2016, quand les policiers de la MRC des Collines ont enregistré des taux d'alcool de .349 et .359 dans son sang, près de cinq fois plus que la limite permise (0,08).
Le moteur de la rétrocaveuse était en marche et les clés étaient dans le démarreur lorsque les forces de l'ordre sont intervenues sur le chemin River.
L'état d'ivresse de l'opérateur a rapidement été observé par les policiers, lorsque M. Chrétien est sorti du poids lourd.
Lors des procédures judiciaires, M. Chrétien a dit qu'il voulait se protéger de la pluie en pénétrant dans la fameuse rétrocaveuse.
De plus, la machinerie avait été rapportée volée quelques jours auparavant, en Ontario. « Mais ce n'est pas monsieur qui l'a volée », a précisé son avocat, Me Denis Labelle.
Ce dernier a d'ailleurs demandé la rédaction d'un rapport présentenciel pour son client, qui aurait adopté un mode de vie plus sain depuis son arrestation. Il aurait arrêté de boire, au terme de sa thérapie à la maison Mélaric.
Sauf que M. Chrétien possède déjà deux autres antécédents en matière d'alcool au volant. Il était visé par une interdiction de conduire, lors de son arrestation.
Son dossier doit revenir en septembre prochain, alors que la Couronne et la défense se prononceront sur la peine appropriée.