Éduc’alcool souhaite voir davantage de barrages policiers sur les routes afin d'aider à dissuader la conduite avec les facultés affaiblies

Éduc’alcool plaide pour une augmentation des barrages policiers

Le directeur général d’Éduc’alcool, Hubert Sacy, souhaite voir davantage de barrages policiers sur les routes, une façon d’aider à dissuader la conduite avec les facultés affaiblies, a-t-il fait valoir.

« Il y a toujours du monde qui manque de jugement, qui est irresponsable, et il faut systématiquement avoir des barrages policiers, bien plus que ce que nous voyons actuellement », a lancé M. Sacy, tout en précisant qu’un sondage de 2017 de son organisation révèle que les deux tiers des Québécois n’ont pas vu un barrage policier au cours des douze mois précédents.

«La crainte est le commencement de la sagesse, a philosophé M. Sacy. Ce qui est déterminant dans le changement des comportements, particulièrement en matière d’alcool au volant, c’est la perception qu’on va se faire arrêter si on conduit avec les facultés affaiblies. Cette perception n’est pas très forte au Québec. Tant que les gens n’auront pas cette perception, on aura de la difficulté à améliorer le bilan routier et ce, même si au cours des vingt dernières années le bilan n’a pas cessé de s’améliorer. Il y a de moins en moins de conduite avec les facultés affaiblies même s’il y a plus de voitures sur les routes.»

Des données de 2015 de Statistique Canada révèlent que Gatineau affichait un taux de 181 dossiers d’alcool au volant pour 100 000 habitants, soit sous la moyenne nationale de 201 dossiers. En 2016, on a répertorié 570 dossiers de conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool à Gatineau.

M. Sacy réclame toujours de Québec que soit rendu obligatoire le programme Action Service pour les serveurs des établissements licenciés afin qu’ils sachent comment empêcher les gens de trop boire et de prendre le volant après avoir consommé.