Une enfant de cinq ans s’est présenté à son école avec le cannabis de sa mère dans sa boîte à lunch.

Du pot dans le sac d’école d'une enfant de cinq ans

Cette fois, maman n’a pas mis que « le sac à lunch » dans le sac d’école de sa fille. Une élève d’une école primaire de La Pêche, dans la MRC des Collines, a réservé toute une surprise à son enseignante, vendredi dernier.

« Regarde ce que maman a mis dans mon sac ! »

La police de la MRC des Collines rapporte l’histoire d’une élève de 5 ans qui a apporté, malgré elle, le cannabis de sa mère, à l’école, la semaine dernière.

La fillette a montré à son enseignante un sac de plastique contenant « quelques grammes de cannabis », en début de journée.

« Le tout fut saisi par l’enseignante et les policiers furent appelés sur place afin d’enquêter, mais surtout de prendre possession de ladite substance, indique le sergent Martin Fournel, de la police de la MRC des Collines. Nul besoin de mentionner que la Direction de la protection de la jeunesse a été impliquée dans le dossier et que ceux-ci devraient prendre des mesures appropriées, puisque l’enfant impliqué a aussi deux frères de 5 et 7 ans. »

Les parents ont été contactés, mais aucune accusation n’a été portée.

Doute

« Nous ne pouvons même pas affirmer, hors de tout doute, qu’il s’agissait bien d’un sac déposé par la mère elle-même », a nuancé le sergent Fournel. Cela pourrait aussi bien être l’enfant qui a vu cela traîner, et qui l’a apporté à l’école. Nous avons déjà vu des enfants se présenter à l’école avec une bouteille d’alcool dans leur sac. »

La police de la MRC a pris la balle au bon, alors que le cannabis est devenu légal, mercredi, pour dire que les adultes ne devaient pas baisser leurs gardes et garder les enfants loin de la substance.

MRC

Pour l’instant, le règlement qui prévaut sur le territoire de la MRC des Collines est, à l’instar de la Ville de Gatineau, la loi provinciale en matière de cannabis. Les élus planchent toutefois sur un règlement local, que devront suivre les sept municipalités de la MRC. « On ne veut pas s’enfarger dans les fleurs du tapis », a commenté le sergent Fournel.