Le drame est survenu sur la route 307, à Cantley, le matin du 14 octobre 2014.

Drame sur la 307: une mort accidentelle

La mort de Maryse Baulne était accidentelle. La juge Anouk Desaulniers a conclu que le conducteur qui a happé mortellement l'adolescente en 2014, devait être acquitté.
Patrick Mailloux, 28 ans, a été soulagé de l'accusation de délit de fuite mortel déposé par la police de la MRC des Collines, à la suite du drame survenu sur la route 307, à Cantley, le matin du 14 octobre 2014.
Ce matin-là, l'étudiante du Cégep de l'Outaouais a été happée une première fois par une camionnette, alors qu'elle attendait l'autobus, dans la pénombre automnale.
La victime de 17 ans ne s'était pas encore relevée qu'une autre camionnette l'a percutée, lui infligeant un traumatisme fatal.
La victime, Maryse Beaulne
M. Mailloux, selon son avocat, Me Marc Doyon, aurait cru avoir heurté un objet s'apparentant à un bac à recyclage. Il a poursuivi sa route sans croire qu'il avait frappé une personne.
C'est en entendant, à la radio, lors de son retour du travail, que la police de la MRC des Collines recherchait une camionnette comme la sienne qu'il a alors compris la triste histoire.
Il a immobilisé son véhicule et appelé le 9-1-1 pour collaborer à l'enquête.
Un témoin de la scène, Pierre Lauzon, a témoigné en cour. La juge en a résumé les principales lignes, dans sa décision de mercredi.
«M. Lauzon (...) attend au panneau d'arrêt sur la rue Cardinal, au coin de la route 307, que l'état de la circulation lui permette de continuer. Il voit (la victime) à droite, s'engager sur la chaussée pour traverser la route 307. Elle porte des vêtements foncés qui ne comportent aucune bande réfléchissante.»
Puis, voyant une camionnette circulant vers le nord, il a klaxonné et fait un appel de phares pour signaler la présence de la jeune femme.
«Mais en vain», déplore la juge. La camionnette heurte la victime, projetée dans l'autre voie. Le conducteur voit la jeune femme faire une roulade et tenter de se relever.
C'est alors que la deuxième camionnette, celle de M. Mailloux l'a heurtée. 
Aucune trace de drogue ou d'alcool n'a été décelée dans l'organisme de l'accusé.