Un drame se serait déroulé dans cette résidence du chemin Val-Ombreuse.

Double meurtre à Notre-Dame-du-Laus: des accusations déposées

Un drame familial serait à l'origine du double meurtre survenu dimanche soir à Notre-Dame-du-Laus, petite municipalité située à plus de 80 kilomètres au nord de Gatineau.
David Alexandre Lepage, 60 ans, a été conduit par son meilleur ami au quartier général de la Sûreté du Québec à Gatineau aux alentours de 2h40, dans la nuit de dimanche à lundi, pour se livrer aux autorités et confesser ses meurtres. 
Des agents de police se sont ensuite immédiatement déplacés vers la résidence située au 872, chemin Val-Ombreuse, localisée à une dizaine de minutes du centre de Notre-Dame-du-Laus. C'est à ce moment que deux corps inanimés y ont été retrouvés. 
Lepage a finalement été accusé lundi après-midi de meurtres avec préméditation au palais de justice de Gatineau, à la suite de ses aveux concernant les décès de son ex-conjointe, Priscilla Lee Bond, 33 ans, et de sa fille Gabrielle Lepage, 15 ans.
La victime, Priscilla Bond.
Il est encore difficile de connaître les circonstances exactes de ce qui pourrait être un crime passionnel, le porte-parole de la Sûreté du Québec, Marc Tessier, s'étant limité à confirmer que la thèse du drame familial était privilégiée par les autorités. 
Le village en état de choc
Dans la petite localité «tissée serrée», c'était la consternation lundi. 
«J'aimerais offrir mes condoléances aux familles et proches des victimes. Nos pensées les accompagnent dans ce drame qui secoue notre petite communauté», a réagi le maire de Notre-Dame-du-Laus, Stéphane Roy.
Le premier magistrat ne cache pas que la nouvelle a secoué l'ensemble des citoyens. «Nous sommes environ 1600 personnes ici, la majorité des gens se connaissent. On pense toujours que ce genre de chose arrive ailleurs. On ne pense pas que ça peut arriver chez nous», a-t-il indiqué. 
La municipalité, en collaboration avec le CLSC, a d'ailleurs déployé un plan d'urgence afin d'offrir de l'aide psychologique aux citoyens. Des intervenants ont également été dépêchés à l'école primaire du village ainsi qu'à l'école secondaire de Mont-Laurier que fréquentait la plus jeune victime.
Dans le village tout comme dans les municipalités voisines, la nouvelle s'est répandue très rapidement. «C'est un choc. Même si on les connaissait juste comme clients, c'est quand même assez dramatique. Pour nous, tout le monde ici, ce n'est pas évident. Tout le monde se connaît. On ne pensait pas que c'est quelque chose qui pouvait arriver», a confié Mireille Trottier, gérante du Centre de rénovation BMR de Notre-Dame-du-Laus.
La dame s'est dite particulièrement interpellée par la situation. «Moi même j'ai trois filles et des petits-enfants, j'ai de la misère à concevoir que des gens peuvent faire du mal comme ça. Peut-être que c'est une alerte, que c'est quelque chose en dedans de lui qu'il n'était pas capable de vivre mais c'est sa fille, son ex-femme. C'est difficile», a ajouté la dame.
Les enquêteurs des crimes contre la personne étaient toujours sur les lieux de la résidence du chemin Val-Ombreuse en fin de journée lundi afin de poursuivre leur enquête.