Le fentanyl fait des ravages dans les rues d'Ottawa et de Gatineau depuis cinq ans.

Dix ans pour un vendeur de fentanyl «désolé»

Les regrets n'ont pas ému une juge de la Cour de l'Ontario, qui a envoyé un revendeur de fentanyl au cachot pour 10 ans, en juin dernier, à Ottawa.
Le revendeur, Joshua Eyamie-Binks, 31 ans, a reçu une peine des plus lourdes en matière de trafic de drogue.
Le fentanyl fait des ravages dans les rues d'Ottawa et de Gatineau depuis cinq ans, et la juge Ann Alder a voulu lancer un message clair.
Au revendeur qui disait espérer « ne pas avoir fait de mal » avec la drogue qu'il vendait, la juge a répondu : « bien sûr que vous en avez fait ».
Les surdoses se comptent par dizaines, depuis des années, dans la capitale fédérale et en Outaouais.
L'homme brassait des affaires avec sa conjointe, une coiffeuse du nom de Cortney Rattray-Johnson, 27 ans.
Elle a aussi plaidé coupable à des chefs semblables de trafic de drogues dures.
Elle doit bientôt recevoir une sentence de huit ans.
Lors de la perquisition de la police d'Ottawa, qui avait visé d'autres membres du réseau de revente, les enquêteurs ont saisi un arsenal chez le couple.
Une carabine semi-automatique, deux calibres .12 tronçonnés, un revolver .357, un 9 millimètres semi-automatique et un Glock de calibre .40 ont été récupérés par les forces de l'ordre.
Le réseau vendait aussi de la méthamphétamine, de la morphine, de l'héroïne, de la cocaïne, de la kétamine et du xanax. Une somme de 136 000 $ a été saisie.
La quantité de fentanyl saisie auprès du couple aurait pu permettre la production de plus de 50 000 petites doses destinées à la revente dans la rue.
Cette drogue, a répété la juge Alder, « compte parmi les plus dangereuses et mortelles à se trouver dans la rue, de nos jours ».
Le couple a été visé par l'enquête policière en septembre 2016, grâce à des informations confidentielles du public.
Les deux trafiquants veulent se marier en sortant de prison, et refaire une vie honnête.