Les recherches se poursuivent à Saint-Étienne-des-Grès.

Disparition de Gilles Giasson: les fouilles se poursuivent

SAINT-ÉTIENNE-DES-GRÈS — Au lendemain d’une importante découverte, la Sûreté du Québec a poursuivi ses recherches au site d’enfouissement de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie, à Saint-Étienne-des-Grès, pour retrouver des éléments permettant d’élucider la disparition de Gilles Giasson qui aurait été assassiné.

Une vingtaine de policiers et d’enquêteurs ont participé à cette troisième journée de recherche au site d’enfouissement. Assistés de deux pelles-rétrocaveuses, les policiers passent au peigne fin une section du dépotoir. Cette troisième journée de recherches n’a toutefois pas permis de découvrir des éléments importants comme la veille. 

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«Nous avons continué de fouiller le même secteur, mais nous n’avons pas trouvé comme mardi de nouveaux éléments», affirmait en fin de journée la sergente Éloïse Cossette, porte-parole de la Sûreté du Québec. «Nous ajustons quotidiennement les cartes des recherches et nous serons à nouveau ici jeudi.»

Mardi, les policiers ont fait une découverte importante. Selon les informations obtenues par Le Nouvelliste, il s’agirait de restes humains pouvant appartenir à Gilles Giasson, porté disparu depuis le 18 mai. Le fils de l’homme de 67 ans, Gilles Junior Giasson, confiait lors d’une entrevue mardi avoir reçu un appel de la SQ lui demandant de décrire les tatouages de son père. Il a également offert un échantillon d’ADN pour faciliter le travail des policiers.  

Bien qu’elle ne dément pas ces informations, la sergente Éloïse Cossette ne peut les confirmer.

Gilles Giasson de Trois-Rivières est introuvable depuis la semaine dernière.

Depuis le début des recherches, un spécialiste du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale est sur place pour permettre d’identifier d’éventuels restes humains.

Dès l’ouverture de l’enquête concernant la disparition de Gilles Giasson, les enquêteurs ont considéré cette affaire comme un meurtre. Des éléments retrouvés dans l’appartement de l’homme sur la rue Sainte-Cécile les orientaient dans cette direction.  «Il y a des recherches au site d’enfouissement de Saint-Étienne-des-Grès, mais ce n’est pas le seul travail d’enquête qui est fait. Des enquêteurs travaillent sur d’autres aspects», ajoutait la sergente Éloïse Cossette. 

Le principal suspect est François Asselin, le fils de Gilles Giasson. De plus, Asselin a été accusé la semaine dernière du meurtre de son collègue de travail François Lefebvre. Il a aussi été accusé d’outrage à son cadavre. Détenu depuis, Asselin ne collaborerait pas du tout avec les enquêteurs.  

De plus, un éboueur de Trois-Rivières a indiqué aux policiers qu’il avait accepté que François Asselin dispose lui-même de sacs à ordures dans le camion à déchets en échange de 20 $. Le travailleur a même accepté de presser sur-le-champ les déchets. Ce dernier a toutefois avisé les policiers lorsqu’il a vu la photo de François Asselin dans les médias après son arrestation. 

En entrevue mardi, le demi-frère de François Asselin affirmait que ce dernier était méconnaissable après son arrestation. Gilles Junior Giasson a été frappé par son regard vide. Pour lui, il ne fait aucun doute que son père a été assassiné par son demi-frère. Gilles Junior croit toutefois qu’Asselin aurait «perdu la carte».