Le palais de justice de Gatineau

Deux ans pour un ex-courtier agresseur

Un ex-courtier d'assurances passera les deux prochaines années en prison pour avoir agressé sexuellement une amie devenue cliente, à Gatineau, en août 2013.
Mamadou Bamba, 46 ans, a reçu sa sentence mercredi, au palais de justice de Gatineau. Le juge Richard Laflamme a penché en faveur de la Couronne, qui demandait une telle peine, alors que la défense avait plaidé pour une sentence de huit mois.
Seul incident reproché à l'homme d'origine africaine, l'agression sexuelle s'est produite le 23 août 2013, quand M. Mamba, devenu courtier en assurances, a fait affaire avec ce qui était, jusque-là, une amie.
Il a prétexté qu'un chèque avait « rebondi » et qu'il voulait de plus lui offrir de contracter une nouvelle assurance.
La victime, même si elle a refusé la relation complète forcée, a eu beau dire à son agresseur qu'elle avait mal, celui-ci a continué ses gestes violents.
Dans sa décision sur la culpabilité de l'homme, en novembre dernier, le juge avait rappelé que M. Mamba avait, avant l'agression, demandé à sa victime si elle avait un homme dans sa vie, si elle avait déjà subi un avortement ou si elle a contracté le sida.
La femme, médusée, ne savait pas comment réagir.
Avant de quitter l'appartement de la femme, l'homme a déposé ses effets par terre, et a pris de force la femme, incapable de se défaire de son emprise.
Après l'agression, il a dit à sa victime qu'il fallait « parfois savoir forcer les choses ».
La femme, elle aussi d'origine africaine, a témoigné lors du procès, affirmant que depuis cette affaire, elle ne faisait plus confiance aux hommes, ni aux gens originaires de l'Afrique, ni à elle-même.
Peur généralisée des hommes
Le juge a rappelé qu'elle avait parlé de « son dégoût, sa peur généralisée des hommes, et son sentiment d'humiliation ».
La femme de l'accusé s'est séparée de lui, et a envoyé les enfants du couple dans le pays d'origine des parents.
Le magistrat a ordonné une période de probation de trois ans et l'inscription de son nom au registre des délinquants sexuels pendant 20 ans.
Les patrons de l'homme l'ont renvoyé rapidement après avoir été mis au courant de l'agression.