Deux agents de la paix accusés de négligence criminelle ayant causé la mort d’un détenu dans une cellule de la police de Halifax, en 2016, ont été reconnus coupables par un jury, dimanche.

Deux agents de la Nouvelle-Écosse reconnus coupables de négligence criminelle

HALIFAX - Deux agents de la paix accusés de négligence criminelle ayant causé la mort d’un détenu dans une cellule de la police de Halifax, en 2016, ont été reconnus coupables par un jury, dimanche.

Daniel Fraser et Cheryl Gardner avaient été inculpés en 2017 à la suite de l’enquête de l’Équipe d’intervention en cas d’événement grave - l’équivalent néo-écossais du BEI - à la suite de la mort de Corey Rogers.

La mère de Rogers a poussé un grand soupir de soulagement à l’annonce du verdict.

Le jury a délibéré pendant près de trois jours avant de s’entendre.

Dans sa déclaration liminaire, le procureur Chris Vanderhooft avait déclaré que Fraser et Gardner avaient manqué à leur devoir en ne prenant pas soin de Rogers, qui était très ivre lorsqu’il a été amené au poste de police de Halifax le 16 juin 2016.

Le jury avait pu regarder une vidéo dans laquelle on voit que la victime a des haut-le-coeur dans sa cellule. Une autopsie a révélé que le détenu avait vomi dans le masque anti-crachat et qu’il était mort par suffocation.

L’homme de Halifax avait été arrêté pour ivresse publique après avoir calé une demi-bouteille de whisky devant un hôpital pour enfants au lendemain de la naissance de son bébé.

Les policiers qui avaient procédé à leur arrestation ont témoigné avoir placé le masque sur le visage de Rogers après qu’il leur eut craché dessus.

Les avocats de la défense de l’accusé s’étaient concentrés sur la définition juridique de la négligence criminelle causant la mort, qui exige que l’accusé fasse preuve d’un «mépris total ou insouciant» pour la vie et la sécurité d’autrui.

Les agents spéciaux sont employés par le service de la police. Ils accomplissent des tâches spécialisées en tant qu’agents de la paix, mais ils ne sont pas considérés comme des policiers.

Les deux accusés avaient témoigné pour leur défense.

Fraser a expliqué qu’un supérieur lui avait confirmé qu’il lui suffisait d’entrer dans les cellules et de vérifier de près les détenus considérés «à haut risque». Or, il ne croyait pas que M. Rogers appartenait à cette catégorie et il n’est jamais entré.

De son côté, Gardner a soutenu n’avoir rien remarqué d’anormal chez la victime lorsqu’elle surveillait le détenu par la porte de sa cellule.