Michel Giroux est accusé avec trois autres hommes d’avoir agressé sexuellement de jeunes femmes après leur avoir fait ingérer du GHB à leur insu.

Détention préventive d'un présumé prédateur sexuel: le premier juge avait raison

Promettre des conditions de remise en liberté plus strictes qu’à sa dernière tentative n’a pas réussi au présumé prédateur sexuel Michel Giroux. Ce dernier attendra, pour de bon, son procès derrière les barreaux.

Le Gatinois est accusé avec trois autres hommes d’avoir agressé sexuellement de jeunes femmes après leur avoir fait ingérer du GHB à leur insu. Il est détenu de façon préventive depuis plus de cinq mois.

Mercredi, la juge de la Cour supérieure Catherine Mandeville s’est prononcée sur la demande de la défense de réviser la décision du juge de première instance de détenir l’individu de 26 ans en attendant la suite des procédures.

Jacques Ladouceur, de la Cour du Québec a évoqué en mai dernier la confiance du public dans le système judiciaire pour expliquer en partie sa décision.

Ce type de requête en Cour supérieure peut être déposée 90 jours après le début de la détention préventive d’un accusé qui n’a pas encore eu de procès.

En échange d’une sortie de prison provisoire, Michel Giroux a offert, mercredi, d’aller habiter chez ses parents, au lieu de sa propre résidence. Ses parents s’engageaient aussi à verser une caution pour leur fils. L’accusé se disait prêt à respecter un couvre-feu strict.

La juge Mandeville a maintenu la décision du juge Ladouceur, soulignant que ce dernier n’avait commis aucune erreur de droit.

La magistrate a cru en la bonne foi des parents. Elle a toutefois souligné le caractère « quasi haineux » du crime allégué de leur fils, en rappelant certaines conversations entre accusés à propos de leurs victimes. « On part à la chasse », a paraphrasé la magistrate.

Le ministère public a aussi fait valoir, mercredi, que M. Giroux avait réussi à écrire de longs messages sur Facebook, même s’il était en prison. La Couronne allègue qu’il a ainsi contrevenu aux exigences du tribunal quant à une ordonnance de non-publication visant une partie de son dossier.

« Ce n’est pas parce qu’on offre des cautions supplémentaires que cela fait en sorte qu’on préserve la confiance du public (dans le système judiciaire) », a résumé la juge Mandeville.

Les procédures s’annoncent longues et complexes. La date du début du procès est loin d’être confirmée, alors qu’on ignore celle de l’enquête préliminaire.