Un agent de Contrôle routier Québec rédigeant un constat d'infraction.

Des taxis illégaux interceptés à Gatineau

Près de 30 taxis illégaux ont été interceptés en quatre jours à Gatineau et dans le Vieux-Hull.

La police de Gatineau et Contrôle routier Québec (CRQ) ont mené une opération visant à mettre fin aux activités illégales de conducteurs qui s’improvisent exploitant de voiture de taxi, aux heures de fermeture des bars.

Ce sont précisément 26 conducteurs qui ont été arrêtés et mis à l’amende, les 15, 16, 22 et 23 novembre derniers à proximité des restaurants licenciés et des bars de Gatineau.

14 des 26 personnes étaient des chauffeurs clandestins qui n’avaient pas le permis de transport par taxi.

Neuf autres étaient des chauffeurs de taxi d’Ottawa qui faisaient monter des clients à bord, du côté québécois de la rivière des Outaouais. Cette pratique est illégale.

Trois chauffeurs étaient bien des chauffeurs de taxi dûment enregistrés, mais ont embarqué des clients qui n’étaient pas sur leur territoire prévu par leur permis d’exploitation.

La police de Gatineau s’est dite préoccupée par ce qu’auraient pu subir certains clients ayant fait appel à ce genre de service illégal. « Nous avons remarqué que plusieurs clientes qui embarquaient de ce type de taxi illégal lors de la fermeture des bars étaient de jeunes femmes », a mentionné l’agente Andrée East, du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG).

Par ailleurs, la police demande à quiconque aurait pu subir le comportement déplacé de chauffeurs illégaux d’appeler la police. Les clients ne s’exposent pas à des accusations ou des contraventions, contrairement aux chauffeurs de taxi illégaux.

Ces derniers ont reçu des amendes allant de plus de 2500 $.

« Ces chauffeurs se promènent en bordure des établissements licenciés aux heures de fermeture, explique l’agente East. Ils offrent le transport aux gens qui semblent attendre une voiture à l’extérieur. »

Les taxis légitimes sont toujours bien identifiés du nom de leur compagnie, sont munis de compteurs et leurs opérateurs ont leurs permis affichés clairement dans leur voiture.

Bien que ces chauffeurs illégaux ne soient pas accusés au criminel, leur dossier sera enregistré auprès des autorités en ce qui a trait au Code de la sécurité routière, a résumé la porte-parole de CRQ, Marie-Josée Michaud.

Le SPVG et CRQ procéderont à d’autres opérations du genre, dans les prochaines semaines.