Images des véhicules impliqués dans la collision mortelle du 25 septembre 2017 à Arnprior. À droite, la camionnette volée poursuivie par des agents de la Police provinciale de l'Ontario.

Des policiers blanchis après un accident mortel à Arnprior

L’Unité des enquêtes spéciales (UES) de l’Ontario a tranché et considère «qu’il n’y avait aucun motif raisonnable de déposer des accusations criminelles» contre un agent de la Police provinciale de l’Ontario après une collision mortelle survenue le 25 septembre 2017, à Arnprior.

En après-midi, des autopatrouilles ont lancé une poursuite pour intercepter le conducteur d’une camionnette volée qui circulait de façon «erratique et dangereuse», selon l’UES.

Après le début de la poursuite, cette camionnette est entrée en collision avec un véhicule dont la conductrice est décédée sur le coup de l’impact. Cette femme, Sheila Walsh, était âgée de 65 ans.

Le jeune homme de 20 ans au volant de la camionnette, Zachary Wittke, a également subi des blessures.

Dans les conclusions de son rapport d’enquête, le directeur de l’UES, Tony Loparco, souligne que le M. Wittke, avant sa cavale, avait laissé entendre sur les médias sociaux qu’il «avait l’intention de commettre des actes de violence sur un certain nombre de personnes, si ce n’est de causer leur mort».

Selon M. Loparco, il «est clair que la police ne pouvait pas rester là sans rien faire et permettre au (chauffard) de continuer de conduire comme il le faisait». Il conclut donc «qu’il n’y a aucune preuve que la conduite automobile de l’un ou l’autre des agents de police ait créé un danger pour les autres utilisateurs de la chaussée». Tous les policiers impliqués sont donc blanchis.