Certains des enfants qui ont été témoins d’une fusillade dans un terrain de jeu de la région de Toronto ont été traumatisés.

Des enfants témoins d’une fusillade dans un parc font des cauchemars

TORONTO — Certains des enfants qui ont été témoins d’une fusillade dans un terrain de jeu de la région de Toronto, qui a envoyé deux jeunes soeurs à l’hôpital, ont été traumatisés et souffrent de cauchemars, a indiqué vendredi la police, qui cherche toujours les tireurs.

Selon le sergent-détective Jim Gotell, la police estime à 16 le nombre d’enfants qui jouaient dans le parc de l’est de la ville le 14 juin, quand deux hommes sont sortis d’un camion et ont ouvert le feu.

M. Gotell ajoute que «plusieurs de ces enfants souffrent de cauchemars et ne veulent pas retourner au parc».

Les agents n’ont pas parlé à tous ces enfants, précise M. Gotell, et les parents ont été invités à contacter la police afin qu’elle puisse les aider à trouver de l’aide psychologique.

Les deux fillettes blessées, âgées de cinq et neuf ans, ont subi plusieurs interventions chirurgicales et se rétablissent à la maison, a-t-il dit. La fillette de cinq ans a reçu une balle dans l’abdomen tandis que la fillette de neuf ans a été blessée au-dessus de la cheville.

M. Gotell a indiqué que les deux tireurs présumés, avec un chauffeur qui a depuis été arrêté et accusé, ciblaient un homme qui se trouvait au parc avec son enfant.

Quand les balles - au moins 10 - ont été tirées, l’homme ciblé s’est enfui avec son enfant et n’a pas été retrouvé, dit M. Gotell.

«Nous savons qui il est et nous le recherchons depuis deux semaines», affirme M. Gotell, ajoutant qu’il ne croit pas que l’homme ait été blessé lors de la fusillade.

Tarrick Rhoden et T’Quan Robertson, 23 ans, font l’objet de mandats d’arrestation pancanadiens et sont recherchés pour tentative de meurtre et complot en vue de commettre un meurtre.

M. Gotell croit que les deux jeunes hommes se trouvent probablement dans la région de Toronto.

T’Quan Robertson est un rappeur qui utilise le nom Top Gunna, dit le sergent-détective. La police a regardé une vidéo de lui publiée sur YouTube et filmée la veille du tournage, ajoute-t-il.

Dans la vidéo, T’Quan Robertson parle du hip-hop, de son style de chant et de son enfance à Scarborough.

«Cela nous aide à comprendre qui sont ses associés et quel est son mode de vie», explique M. Gotell, ajoutant que ce n’est qu’une question de temps avant que les deux ne soient menottés.

Il a également noté que toute personne qui aide à cacher les suspects devra faire face à des accusations de complicité après les faits.