Le chef de la police d’Ottawa, Charles Bordeleau, admet que la violence dans les rues de la Ville ont un impact sur la confiance de la population envers la SPO.

Des citoyens insatisfaits du travail de la police d'Ottawa

Seulement un Ottavien sur cinq croit que le Service de police d’Ottawa (SPO) accomplit du bon travail dans la réduction des crimes associés aux bandes de rue et aux armes à feu, révèle un sondage mené par la firme Ipsos pour le compte du SPO et de la Commission de services policiers d’Ottawa (CSPO).

Cette information est contenue dans un sondage sur les perceptions de la population sur leur service de police municipale qui a été effectué durant l’été 2018. Le document a été déposé lundi lors de la réunion de la Commission.

L’enquête indique que 21 % des 3553 répondants affirment que la police fait du bon travail pour diminuer la criminalité associée aux armes à feu et aux gangs, une baisse de 25 points de pourcentage sur le sondage précédent mené en 2015. Malgré cela, sept personnes sur dix (72 %) se disent satisfaites avec la qualité générale des services offerts par le SPO. Il s’agit néanmoins d’une baisse de 6 points sur 2015.

Le chef de la police d’Ottawa, Charles Bordeleau, concède que l’augmentation de la violence dans les rues d’Ottawa et le nombre de fusillades ont des impacts sur la confiance que la population a envers la police. Le plus récent meurtre, celui de vendredi dernier dans le terrain de stationnement du centre d’achats South Keys, était le 75e épisode de coups de feu dans la ville en 2018, ce qui égale le record de l’année dernière.

« Nous sommes engagés à tenir les contrevenants responsables, a expliqué le chef Bordeleau avant la réunion de la CSPO. Nos policiers sont au travail et font de leur mieux pour tenir ces criminels imputables pour s’assurer que nos rues demeurent sécuritaires. »

Samedi matin, des policiers ont intercepté un individu recherché qui était en possession d’une arme à feu chargée, a tenu à rappeler le chef Bordeleau.

« Nous avons jusqu’à présent saisi près de 50 armes à feu illégales cette année. En attente de financement fédéral qui sera versé à la province, nous avons ajouté dix nouvelles personnes à notre unité de bandes de rue et d’armes à feu. À l’instar de Toronto, nous avons aussi demandé à la province des ressources additionnelles pour nous aider dans ce dossier en croissance. Les discussions sont en cours », a expliqué le chef de police d’Ottawa.

Le meurtre de vendredi soir était le 16e sur le territoire d’Ottawa depuis le début de l’année.

La police croit que la victime, Yonis Barkhadle, 27 ans, était la cible d’un règlement de compte. Les suspects sont toujours au large.