La conférence de l’association internationale des policières a été organisée par un groupe d’agentes du service de police de Calgary afin de fournir une occasion de réseautage aux femmes travaillant pour des corps policiers.

Des centaines de policières à Calgary pour une conférence internationale

CALGARY - Des centaines de policières originaires de 35 pays sont réunies à Calgary afin de discuter des problèmes auxquels sont confrontées les femmes dans les forces de l’ordre.

La conférence de l’association internationale des policières a été organisée par un groupe d’agentes du service de police de Calgary afin de fournir une occasion de réseautage aux femmes travaillant pour des corps policiers.

La sergente-chef Sueanne Ford, la codirectrice de la conférence de cette année, a révélé que l’objectif de l’événement était de responsabiliser et soutenir les femmes travaillant pour des services de police.

La conférence se déroule jusqu’à jeudi.

Selon Mme Ford, il ne fait pas de doute que les corps policiers font des progrès sur le plan de l’égalité des sexes.

Elle a dit espérer que chaque personne qui assisterait à la conférence en retiendrait quelque chose d’utile qui lui permettrait de changer les choses au sein de sa propre organisation.

Le chef de police Roger Chaffin a indiqué que le rapport hommes-femmes dans le service de police de Calgary était de 80 pour cent contre 20, mais que la situation s’améliorait tranquillement.

«Depuis quatre ou cinq ans, nous avons constaté dans le cadre de notre processus d’embauche de nouvelles recrues qu’il n’était pas rare de voir des classes avec 40 ou 50 pour cent de femmes, ce qui est bien, mais seulement un début», a-t-il souligné.

D’après M. Chaffin, le réel changement surviendra lorsque ces jeunes policières demeureront au sein des forces de l’ordre et que leur carrière y évoluera avec les années.

«Nous avons besoin de femmes au sein de la haute direction, a-t-il précisé. Cela prendra encore un peu de temps, par contre.»

En 2017, la policière Jen Magnus avait évoqué le harcèlement sexuel et l’intimidation qui prévalaient dans son milieu de travail pour expliquer sa décision de quitter le service de police de Calgary.

Roger Chaffin a soutenu que ces problèmes ne devaient pas être ignorés et qu’aucun corps policier ne pouvait fonctionner s’il n’était pas prêt à discuter de ces questions difficiles.

Brenda Lucki, qui compte 31 ans d’expérience au sein de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), est devenue la première femme à occuper à temps plein le poste de commissaire de la police nationale plus tôt cette année.

La GRC a également fait l’objet de critiques en raison du harcèlement sexuel et de la discrimination à l’égard des femmes qui règneraient dans ses rangs.

Deux actions collectives ont été intentées contre le corps policier à ce sujet.