L’Ontario se joint à cinq autres provinces dans le cadre d’une action collective contre des dizaines de fabricants d’opioïdes.

Crise des opioïdes: l’Ontario se joint à l’action collective

TORONTO — L’Ontario se joint à cinq autres provinces dans le cadre d’une action collective contre des dizaines de fabricants d’opioïdes.

Queen’s Park a adopté mercredi une loi qui lui permet de se joindre à la demande de la Colombie-Britannique d’intenter une action collective. Les requérants allèguent que les sociétés pharmaceutiques ont en toute connaissance de cause minimisé la dépendance aux opioïdes, comparativement aux autres analgésiques.

La poursuite vise à recouvrer les coûts auprès des fabricants et des distributeurs depuis 1996, lorsque l’analgésique OxyContin a été introduit sur le marché canadien. L’Ontario a déjà précisé qu’elle investirait toute indemnité potentielle dans les services de première ligne en santé mentale et en toxicomanie.

Le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador, la Saskatchewan et l’Alberta ont déjà annoncé leur soutien à l’action collective demandée par la Colombie-Britannique.

Au Québec, une demande a été déposée en mai pour autorisation d’exercer une semblable action collective « contre les fabricants, les distributeurs ou fournisseurs d’opioïdes, notamment le fentanyl, l’hydrocodone, l’hydromorphone, la méthadone, la morphine, l’oxycodone et l’oxymorphone ».

Les derniers chiffres du Comité consultatif spécial sur l’épidémie de surdoses d’opioïdes montrent que près de 14 000 Canadiens sont morts à cause des opioïdes depuis trois ans et demi et que plus de 17 000 personnes ont été hospitalisées pour empoisonnement lié à ces substances.