Les demandes d’interventions auprès de femmes victimes de violence conjugale à Ottawa sont deux fois plus importantes que prévu depuis le dernier mois de confinement.
Les demandes d’interventions auprès de femmes victimes de violence conjugale à Ottawa sont deux fois plus importantes que prévu depuis le dernier mois de confinement.

COVID-19: les demandes d’aide pour femmes violentées explosent

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Les demandes d’interventions auprès de femmes victimes de violence conjugale à Ottawa sont deux fois plus importantes que prévu depuis le dernier mois de confinement.

Depuis le 14 avril, le site «Pas bien chez soi» permet aux victimes ou aux proches de victimes de chercher de l’aide en ligne ou par téléphone, alors que la population doit rester à domicile à cause de la COVID-19.

La Maison Interval d’Ottawa, qui copilote le projet, prévoyait recevoir environ 150 demandes d’aide. Elle en a reçu plus de 300 depuis le 14 avril.

«Le nombre de conversations par texto ou par clavardage a effectivement dépassé nos attentes», a mentionné la directrice générale de l’établissement, Kerri Lewis. Les responsables du service en ligne ont reçu plusieurs demandes faites par des proches ou des amis inquiets du sort d’une femme vivant dans un foyer violent ou abusif.

«Ils sont inquiets et ils cherchent des conseils pour pouvoir offrir du soutien», a précisé Mme Lewis.

Le site Web pasbienchezsoi.ca a reçu 4800 visites, alors que le numéro dédié aux textos (613-704-5535) a été utilisé à 308 reprises.


« Le nombre de conversations par texto ou par clavardage a effectivement dépassé nos attentes »
Kerri Lewis

Le tiers des appels provient de personnes désirant planifier leur départ d’un foyer où se trouve un conjoint violent. Un autre tiers (32%) est composé de proches à la recherche de soutien pour autrui, alors que 20% cherchaient du soutien affectif en temps de crise. D’autres ont eu besoin de soutien pour des besoins essentiels, juridique et financier.

«Pas bien chez soi» a été créé par Prévention du crime Ottawa, la Coalition d’Ottawa contre la violence faite aux femmes, la Maison Interval d’Ottawa, le Centre des ressources de l’est d’Ottawa et les Services aux victimes d’Ottawa, avec un soutien en médias sociaux du Service de police d’Ottawa.

Ces appels sont confidentiels.