Le poste de police du Service de police de la Ville de Gatineau.
Le poste de police du Service de police de la Ville de Gatineau.

Comportements inappropriés et propos dégradants: la direction du SPVG prend la situation «très au sérieux»

Julien Coderre
Julien Coderre
Le Droit
La direction du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) assure prendre « très au sérieux » les allégations visant huit de ses policiers pour des « comportements inappropriés » et des « propos dégradants » tenus envers des collègues de travail.

Dans un courriel acheminé au Droit samedi, la direction du corps policier souligne qu’elle « est déterminée à offrir un environnement exempt de tout harcèlement ».

« C’est pourquoi, même en l’absence de plainte officielle ou de plaignant, le directeur Luc Beaudoin a immédiatement ordonné le déclenchement d’une enquête interne, explique la direction du SPVG. Toutes les ressources nécessaires ont été mises à contribution. Aucun comportement allant à l’encontre du règlement de discipline interne des policiers n’est toléré et les policiers concernés ont reçu les sanctions disciplinaires appropriées au cours des derniers jours. Le SPVG travaille d’ailleurs étroitement avec le Service des ressources humaines de la Ville de Gatineau dans ce dossier. »

Les sanctions imposées passent par des avertissements écrits au dossier ainsi que des suspensions sans solde allant de trois jours à deux mois, selon la gravité des gestes reprochés. Aucun des huit agents concernés n’a cependant été démis de ses fonctions.


« Aucun comportement allant à l’encontre du règlement de discipline interne des policiers n’est toléré. »
La direction du SPVG

« Au cours de l’enquête, il a été déterminé qu’il n’y avait eu aucun acte criminel en matière de harcèlement et de discrimination », justifie Mariane Leduc, responsable des communications et des relations avec la communauté à la division de la direction du SPVG.

Toutefois, certains policiers et policières qui ont subi certains des comportements allégués ont décidé de quitter le SPVG, confirme Mme Leduc.

« Ce n’était pas seulement pour cette raison-là, mais ça a contribué », précise-t-elle.

En février dernier, la direction du SPVG avait reçu une information de la part d’une source anonyme à l’effet que certains agents du SPVG avaient des « comportements inappropriés » et tenaient des « propos dégradants » envers des collègues « policiers ou policières temporaires », qui sont en attente d'obtenir leur permanence.

« Aussitôt, le directeur Beaudoin a demandé à ce qu’une enquête soit déclenchée et celle-ci a débuté au début du mois de mars », indique Mme Leduc en notant que l’enquête est remontée jusqu’à « cinq ans en arrière ».

Rappelons que la nature des gestes reprochés ainsi que l’identité des policiers concernés n’ont pas été dévoilées.

« On ne peut pas aller plus dans le détail puisque c’est une enquête à l’interne et il peut y avoir une suite au niveau de la judiciarisation en fonction de la Loi sur le travail », explique la direction du SPVG.