Lindsay Souvannarath a été condamnée en avril dernier après avoir plaidé coupable de complot en vue de commettre un meurtre.

Complot pour un attentat à Halifax: l’Américaine demande une réduction de peine

HALIFAX — Une Américaine qui avait comploté pour participer à une fusillade dans un centre commercial de Halifax à la Saint-Valentin en 2015 fait appel de sa peine d’emprisonnement à perpétuité, la qualifiant de «manifestement dure et excessive».

Lindsay Souvannarath a été condamnée en avril dernier après avoir plaidé coupable de complot en vue de commettre un meurtre. Dans le cadre du plan prévu, mais déjoué par les autorités, les deux tireurs devaient ouvrir le feu dans l’aire de restauration du Centre commercial de Halifax le 14 février 2015.

Le juge David Farrar, de la Cour d’appel de la Nouvelle-Écosse, devrait examiner la semaine prochaine la requête pour fixer une date d’audience. Dans son avis d’appel, la femme originaire de la région de Chicago soutient que sa peine d’emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 10 ans devrait être ramenée à une peine de 12 à 14 ans de prison ferme.

Lindsay Souvannarath invoque cinq motifs d’appel, notamment que le juge au procès en Cour suprême de la Nouvelle-Écosse aurait commis une erreur de droit en lui imposant le fardeau de démontrer qu’elle éprouvait des remords et qu’elle avait «renoncé à ses sentiments antisociaux».

Elle soutient également que le juge Peter Rosinski a violé le principe de la parité en lui imposant une peine beaucoup plus lourde que celle prononcée contre un autre conspirateur dans cette affaire, Randall Shepherd. Mme Souvannarath a plaidé coupable l’an dernier, plusieurs mois après la condamnation de M. Shepherd à dix ans de prison. L’homme de Halifax avait été décrit au tribunal comme le «meneur de claque» du complot.

Un troisième conspirateur, James Gamble, âgé de 19 ans, avait été retrouvé mort chez lui, dans la région de Halifax, la veille de l’attentat prévu.