Le chemin McGee avait été fermée par les autorités après l'écrasement du Cessna 150G, le 4 novembre dernier.

Collision aérienne mortelle à Ottawa: un accident, conclut le BST

La collision aérienne mortelle survenue en novembre dernier dans l’ouest d’Ottawa est d’origine accidentelle, conclut le Bureau de la sécurité des transports (BST) dans son rapport d’enquête publié jeudi.

Les deux avions sont entrés à collision à 10h10 le 4 novembre dernier à une altitude de 1400 pieds, à environ 1,3 mille marin au sud de l’aéroport de Carp.

Le premier appareil, un Piper PA-42 Cheyenne III, venait de se rapprocher de la terre ferme après un vol à plus de 18 000 pieds au-dessus du niveau de la mer afin de vérifier son système de pressurisation. Le pilote et son passager s’étaient envolés à 9h44.

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De son côté, le pilote d’un Cessna 150G a décollé à une heure indéterminée pour un vol en circuit autour de l’aéroport de Carp.

Trajectoires de vol du Piper (C-FCSL) et du Cessna (C-FGMZ). La section extérieure de l'aile gauche du C-FGMZ a été retrouvée à 635 pieds au sud-ouest du site de l'épave principale.
Dommages causés au Cessna en vol

En se rapprochant de l’aéroport à partir du nord pour atterrir, le Piper a accroché l’autre avion. Une partie de l’aile gauche du Cessna a été sectionnée et le pilote n’a rien pu faire pour redresser son appareil et s’est écrasé.

«L’avion a été détruit par la force de l’impact et l’incendie qui a suivi. Le pilote a subi des blessures mortelles», peut-on lire dans le rapport du BST.

Malgré certains dommages à son avion, le pilote du Piper a pu poursuivre son vol jusqu’à l’aéroport international d’Ottawa et y atterrir sans que son passager ou lui soient blessés.

Les deux avions n’étaient munis d’un enregistreur de données de vol. L’enquête du BST n’a pu déterminer si le pilote du Cessna a aperçu le Piper et s’il a entrepris une manœuvre d’évitement avant la collision.

«La collision est survenue par temps clair et dans des conditions de bonne visibilité. Les conditions météorologiques au moment de l’événement n’ont pas été retenues comme facteur dans cet accident», ajoute l’auteur du rapport d’enquête.

Dans sa conclusion, le BST soutient que «ni l’un ni l’autre des pilotes n’a aperçu l’autre aéronef à temps pour éviter une collision en vol» alors qu’ils volaient selon les règles de vol à vue dans un espace aérien non contrôlé.

«Se fier uniquement à la détection visuelle augmente le risque de collision dans un espace aérien non contrôlé. On encourage fortement les pilotes à transmettre leurs intentions pendant qu’ils se trouvent dans la zone de fréquence de trafic d’aérodrome.»