Le chien de race Teckel a été attaqué à mort par trois chiens de race Akita en juin 2018.

Chien saucisse attaqué mortellement: une indemnisation de 2450 $

La propriétaire de deux chiens Akita ayant attaqué mortellement un chien saucisse a été condamnée à verser 2450$ à la maîtresse de la défunte bête.

Dans un jugement rendu le mois dernier au palais de justice de Gatineau, le juge Steve Guénard de la Cour du Québec se penche sur le sort de Marley, un chien de race Teckel à poil long qui ne pesait que dix livres.

La bête avait environ six ans lorsque son destin a pris une tournure tragique, par une journée ensoleillée de juin 2018. Elle se reposait alors à l’ombre dans la cour de la résidence de sa propriétaire.

Soudain, la maîtresse de Marley aperçoit trois des quatre chiens de race Akita appartenant à la défenderesse de ce dossier courir vers le chien saucisse.

« [La demanderesse] connaît déjà les chiens en question considérant qu’une altercation était déjà survenue, à l’automne précédent, lors duquel Marley avait été blessé par l’un des chiens de la défenderesse », relate le juge Guénard dans sa décision.

Cet après-midi de juin 2018, les efforts pour protéger Marley ont été vains. Deux des trois chiens Akita « réussissent à attraper Marley, à le mordre, l’un de ceux-ci tirant sur le cou et l’autre, simultanément, sur les jambes du pauvre animal », lit-on dans le jugement. Le chien saucisse est mort sur place.

Selon ce qu’a relaté la propriétaire de Marley, la maîtresse des autres bêtes s’est présentée sur place quelques minutes plus tard et elle aurait simplement mentionné « sorry » (désolée) avant de quitter les lieux.

Les autorités policières se sont présentées sur place. Le rapport d’incident précisait que six constats d’infraction allaient être donnés à l’endroit de la propriétaire des chiens. 

Cette dernière, qui a reçu une mise en demeure lui réclamant 9000$, ne s’est pas présentée au procès. La propriétaire de Marley a donc été autorisée à procéder par défaut.

Tout en rappelant que « chaque cas est un cas d’espèce », le juge Guénard a noté que depuis l’adoption de la Loi visant l’amélioration de la situation juridique de l’animal, les indemnisations accordées tendent à être plus généreuses.

Le juge a statué qu’un montant de 2000$ pour le préjudice moral subi apparaît être « raisonnable ». Une somme de 400$ pour l’achat d’un nouveau chien et les frais de crémation du chien (50$) ont aussi été accordés à sa propriétaire. 

La défenderesse a donc été condamnée à lui verser 2450$, avec intérêt au taux légal à partir de la date de la mise en demeure.

Le juge Guénard a souligné qu’il est « difficile, voire impossible, d’établir, avec une précision mathématique, la valeur à attribuer au préjudice moral découlant de la perte d’un animal ».