Gildardo Martinez, 22 ans, a pris le chemin de la prison pour un an, jeudi.

«C'est une erreur de jeunesse»

Une « erreur de jeunesse » a toujours des répercussions sur un portier qui a survécu à l'attaque au couteau d'un client vengeur, lors d'une soirée mouvementée de février 2015.
Le client, Gildardo Martinez, 22 ans, a pris le chemin de la prison pour un an, jeudi. Il a plaidé coupable de voie de fait armé sur un portier du Luxe Lounge, poignardé à l'abdomen et à une épaule.
La police de Gatineau est intervenue le 27 février 2015, au 120, boulevard de l'Hôpital. Un conflit a éclaté lors d'une fin de soirée latine, vers 2 h 30.
Des portiers avaient demandé à des clients agités de quitter les lieux. Ces derniers ont refusé et les portiers ont décidé de procéder à leur expulsion.
Selon la preuve de la Couronne, Gildardo Martinez a voulu venger sa mère, qui venait d'être poussée dans la mêlée.
C'est pour cette raison que le client, qui avait à peine 20 ans, a sorti un petit couteau pour en asséner deux coups au portier.
La victime n'a pas témoigné, jeudi, lors du prononcé de la sentence, au palais de justice de Gatineau.
Le procureur de la Couronne, Me François Santerre, a cependant expliqué au juge Mark Philippe que cette affaire avait causé des séquelles, toujours ressenties par la victime, deux ans plus tard.
« Monsieur était particulièrement en forme, et c'est moins le cas aujourd'hui, a dit Me Santerre. Il éprouve des difficultés à l'entraînement, à cause de ses blessures. La séquelle la plus grave semble être psychologique. Il nous a informés de sa difficulté à sortir en public, à se trouver dans une foule. »
Sans antécédent judiciaire, et en liberté en attendant la fin de son procès, Gildardo Martinez devra respecter une période de probation d'une durée de deux ans, dès sa sortie de prison.
Présente à l'audience, jeudi, sa mère en pleurs a tenté d'étreindre son fils avant qu'il soit dirigé vers le bloc cellulaire. 
Un constable a dû lui expliquer que c'était impossible, en pleine salle de cour.
Le jeune homme a présenté ses excuses à la victime, absente de la salle de cour. « Je me sens très mal, pour le mal que j'ai causé. Qu'on me pardonne, c'est une erreur de jeunesse. Je vais "faire" mon temps et accepter le châtiment qu'on m'impose », a-t-il déclaré au juge Philippe.
Deux policiers ont subi des blessures moins graves, lors de leur intervention de 2015. Entre 20 et 30 personnes ont été impliquées dans cette histoire, qualifiée à l'époque « d'appel pour désordre ».