À l’arrière, l’inspecteur de la Division des enquêtes criminelles au SPVG, Éric Toussaint, la directrice de la DPJ de l’Outaouais, Micheline Gagné, et le directeur général du CIASF, Sébastien Lachambre. À l’avant, la procureure en chef adjointe du DPCP, Nadine Piché, le directeur intérimaire du SPVG, Luc Beaudoin, et la directrice générale du CAVAC de l’Outaouais, Kathleen Dufour, ont présenté le « modèle Philadelphie » qui sera implanté à Gatineau.

Cas d'agressions sexuelles: le SPVG adopte le «modèle Philadelphie»

Le « modèle Philadelphie », dont l’objectif est de réviser les cas non résolus d’agressions sexuelles, est finalement implanté au Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG).

Les intentions annoncées en 2017 par l’ancien directeur du SPVG, Mario Harel, se sont concrétisées mardi.

Ce modèle, surnommé d’après la ville américaine qui l’a mis sur pied, arrive en Outaouais en tant que projet pilote.

Le mandat a été donné à des intervenants indépendants du SPVG, provenant du milieu judiciaire.

Outre le SPVG, le Directeur des poursuites criminelles et pénales, la Direction de la protection de la jeunesse, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais, le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels de l’Outaouais, et le Centre d’intervention en abus sexuels pour la famille, forment ce nouveau comité de révision.

Ce comité se réunira quatre fois par année.

Depuis 18 ans, la police de Philadelphie invite des groupes de défense des victimes d’agressions sexuelles pour qu’ils révisent les plaintes rejetées et donnent leur avis sur la qualité de ses enquêtes.

Le SPVG a officiellement donné ce mandat, mardi, aux intervenants indépendants.

Dès qu’un nouveau dossier d’agression sexuelle sera classé non fondé ou non résolu, la victime (ou le plaignant) sera informée de la possibilité de faire réviser l’enquête par le comité. Un consentement devra être signé par la victime ou le plaignant pour autoriser l’évaluation du dossier. 

Le projet pilote doit durer un an.

« La dénonciation d’une agression sexuelle est un processus difficile pour une victime, puisque cela implique de devoir se remémorer des moments pénibles de sa vie et, ultimement, de devoir faire face à son agresseur lors du processus judiciaire », a mentionné le directeur intérimaire du SPVG, Luc Beaudoin, mardi.
Dès aujourd’hui, ceux qui ont déposé une plainte en 2018, et qui ont par la suite vu leur dossier être déclaré non fondé ou non résolu, peuvent demander à le faire réviser, en écrivant d’abord au comité, à l’adresse cras@gatineau.ca