Le nombre de conducteurs chez qui des policiers de la Sûreté du Québec ont détecté la présence de cannabis est en hausse de 54 pour cent depuis la légalisation de cette substance, il y a un an.

Cannabis: hausse de 54 % du nombre de conducteurs pris en défaut

MONTRÉAL — Le nombre de conducteurs chez qui des policiers de la Sûreté du Québec ont détecté la présence de cannabis est en hausse de 54 pour cent depuis la légalisation de cette substance, il y a un an. En parallèle, le nombre de patrouilleurs et d'agents évaluateurs formés pour détecter cette drogue est en augmentation.

Depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur le cannabis le 17 octobre 2018, la SQ indique que ses 60 agents évaluateurs en reconnaissance de drogues (AERD) ont émis une opinion de présence de cannabis pour 113 automobilistes, comparativement à 73 durant l'année précédente.

Ces statistiques ne permettent pas de confirmer que les conducteurs sont davantage délinquants qu'autrefois, notamment parce que le nombre de patrouilleurs formés pour réaliser des épreuves de coordination des mouvements prévues dans le Code criminel est en hausse. Ils représentent 93 pour cent des patrouilleurs à la SQ.

Si ces patrouilleurs soupçonnent la présence de drogue, ils peuvent entre autres soumettre les conducteurs à une évaluation par un AERD ou à la prise d'un échantillon sanguin.

Selon la sergente Audrey-Anne Bilodeau, porte-parole de la SQ, il est toutefois «beaucoup trop tôt» pour tirer des conclusions ou des tendances sur les conséquences de la légalisation du cannabis sur le nombre de cas de conduite avec les facultés affaiblies par le cannabis ou de collisions entraînant des blessures graves ou des décès.

Il s'agit toutefois d'une réalité avec laquelle tous les corps de police doivent composer, a-t-elle expliqué. D'ailleurs, tous les policiers qui ont obtenu leur diplôme de l'École nationale de police du Québec sont formés aux tests de coordination des mouvements.