La porte-parole de la STO confirme que la chauffeuse avait quitté le garage avant l'horaire, à bord de son autobus.

Branle-bas pour un faux enlèvement

Une chauffeuse de la Société de transport de l'Outaouais (STO) a été relevée de ses fonctions pour avoir fait une « mauvaise blague » en laissant croire à son enlèvement, la semaine dernière, à Gatineau.
La STO a confirmé mercredi avoir ouvert une enquête disciplinaire et « relevé de ses fonctions » son employée, qui semble s'être prêtée à un jeu près du pont Alonzo, jeudi soir dernier. L'employée attend le verdict final de son employeur quant à son avenir au sein de la société de transport.
Jeudi dernier, un passant a contacté la police de Gatineau pour les informer qu'une femme se faisait pousser de force dans une limousine. La police a envoyé « au moins cinq agents » de toute urgence pour arrêter les suspects dans le stationnement d'un restaurant du secteur.
La porte-parole de la STO, Céline Gauthier, confirme que la chauffeuse avait quitté le garage avant l'horaire, à bord de son autobus. « Elle a stationné le véhicule et a marché vers le stationnement commercial, pour rejoindre des gens. »
C'est à ce moment qu'elle se serait prêtée à une mise en scène avec deux autres personnes.
Le sergent Jean-Paul LeMay, de la police de Gatineau, indique que la femme ne sera pas accusée d'avoir provoqué une fausse enquête, mais que les trois personnes impliquées ont reçu des contraventions de 271 $ pour avoir troublé la paix.
Les gestes du trio ont causé une certaine « commotion » dans le stationnement commercial, précise le sergent LeMay. « La seule bonne chose dans tout cela, c'est que le passant ou la passante a bien réagi en nous appelant. C'est toujours mieux de se déplacer pour une fausse alerte que d'être appelés en retard, parce qu'une personne n'osait pas déranger. »