Un policier impliqué dans la mort de Brandon Maurice a témoigné, mardi.

Brandon Maurice: un premier policier témoigne

Un des deux policiers impliqués dans le décès Brandon Maurice, en novembre 2015, à Messines, est catégorique quant aux événements ayant forcé son partenaire à ouvrir le feu sur l’adolescent de 17 ans. Selon le policier Dave Constantin, son collègue, « emporté » par la Toyota Corolla conduite par le suspect, frôlait des arbres à une vitesse considérable, et n’était plus en mesure de convaincre le jeune homme de s’arrêter.

L’agent Dave Constantin effectuait des vérifications de plaques d’immatriculation des voitures passantes, pendant un quart de travail avec son collègue Frédéric Fortier, dans la nuit « tranquille » du 15 au 16 novembre 2016.

Les deux se sont aperçus que la plaque ne correspondait pas au modèle d’une Corolla, dans les environs de Messines. Celle-ci, malgré la prise en chasse par la voiture de police, filait à vive allure, « environ 140 km/h », selon l’agent Constantin.

La poursuite a abouti sur la rue Patry, un chemin boisé, et peu entretenu.

Lorsque la Corolla s’est enfin immobilisée, l’agent Fortier s’est approché du côté conducteur, et a clamé haut et fort au conducteur de sortir ses mains à l’extérieur et de se rendre, selon le policier Constantin.

L’agent Fortier a fracassé la vitre du côté conducteur.

Dans les secondes suivantes, le policier Fortin, qui tentait d’immobiliser l’adolescent récalcitrant, a été « emporté » par la voiture, qui s’est remise en marche.

« Je courais, mais je n’étais pas de taille, face à la Corolla, a témoigné l’agent Constantin, mardi, lors de l’enquête publique du coroner sur la mort de Brandon Maurice. J’ai été distancé dans les premiers instants. »

Le policier a aperçu son collègue en eaux troubles, plus loin. « L’agent Fortier longeait de trop près les arbres sur le côté (du petit chemin). J’ai couru, et j’ai entendu un coup de feu. »

Pathologiste
Plus tôt, le pathologiste judiciaire Jean-Luc Laporte a confirmé que la balle tirée par le policier avait bien causé sa mort. Le projectile a pénétré le bas de la gorge de M. Maurice, et est ressorti derrière son épaule droite.

Le contre-interrogatoire du policier Constantin se poursuit ce mercredi. Par la suite, le témoignage — fort attendu — du policier Fortier sera entendu par le coroner, Me Luc Malouin.